Paris : la nouvelle action d’Extinction Rebellion boulevard Saint-Germain tourne court

Plus d’une centaine de manifestants ont tenté de bloquer le boulevard Saint-Germain devant le ministère de l’environnement. Leur évacuation a débuté rapidement.

Ils sont arrivés par petits groupes, avec banderoles et drapeaux. Et ils se sont aussitôt assis par terre, sur la chaussée à l'angle des boulevards Saint-Germain et Raspail, à une trentaine de mètres du ministère de la Transition écologique. Ce mardi, en fin de matinée, plus d'une centaine de militants du très actif collectif Extinction Rebellion (XR) ont tenté de mettre en place une nouvelle action pour alerter sur l'urgence climatique.

Une action coup de poing

Le collectif écologiste international a appelé ses membres à organiser des opérations pendant une semaine dans le cadre de la « rébellion d'octobre ». Le week-end dernier des militants parisiens du mouvement avaient inauguré cette série de mobilisations en déployant une grande banderole depuis le 1er étage de la tour Eiffel.

Pour ce nouveau rendez-vous, le collectif qui s'est fait une spécialité des occupations non-violentes de l'espace public a tenté de bloquer le boulevard qui borde le ministère de la Transition écologique. Une institution taxée, comme les autres ministères « d'éco-suicidaire » par les manifestants. Ils ont très vite été encerclés par des très importantes forces de l'ordre… qui ont bouclé tout le carrefour.

Les manifestants évacués un par un

Des gendarmes mobiles, en tenue de maintien de l'ordre, ont ensuite entamé la lente évacuation du site, en « portant » un par un jusque sur le trottoir les manifestants toujours allongés sur le bitume. L'opération a eu lieu sous les cris des activistes refusant d'être évacués… et les huées de leurs soutiens restés de l'autre côté de la « nasse » des forces de l'ordre.

En juin 2019, lors d'une des premières actions de XR dans la capitale, des militants avaient été violemment chassés, à la « gazeuse lacrymogène », du pont de Sully qu'ils tentaient de bloquer. Cette fois, l'évacuation s'est déroulée sans heurts mais très lentement. Peu avant 13 heures, plus de deux heures après l'arrivée des manifestants, l'opération se poursuivait toujours sous le regard surpris des dizaines de passants.

VIDÉO. Kilimandjaro : un violent incendie ravage la plus haute montagne d'Afrique