Paris : deux jours à 5 degrés dans une classe du 16e arrondissement

La chaudière de l’école Murat ne fonctionnait pas depuis lundi. Certains élèves pleuraient de froid. Il a fallu deux jours pour qu’elle soit réparée. Pendant, ce temps, les enfants étaient accueillis et souffraient.

 Il ne faisait que 0,5 degré aujourd’hui dans l’école élémentaire Murat du XVIe arrondissement de Paris.
Il ne faisait que 0,5 degré aujourd’hui dans l’école élémentaire Murat du XVIe arrondissement de Paris. DR

L'école élémentaire Murat du 16e arrondissement de Paris a malheureusement l'habitude des problèmes de chauffage. Dès que la température baisse, la chaudière ne fonctionne plus et les enseignants et élèves se retrouvent dans le froid. Cette année, rebelote, mais cette fois-là, c'est inédit : la panne a commencé dès ce lundi et s'est terminée ce mardi en fin de journée. Pendant deux jours, le thermomètre des classes n'affichait que 5 degrés. Un triste record pour cette école vétuste qui menaçait de s'effondrer en 2019.

Des pleurs à cause du froid

Selon une source proche de l'école, l'enseignement était à l'arrêt : incapables de travailler dans ces conditions, les quelques élèves encore présents faisaient des jeux, jouaient au foot dans la cour de récréation mais ne pouvaient pas étudier normalement. Toujours selon nos informations, ce lundi certains pleuraient à cause du froid. Cette école accueille des enfants dont les familles sont parfois en situation précaire.

Les enseignants de l'école Murat ont vite demandé à une inspectrice venue constater le problème de chaudière de prévenir les parents d'élèves. Seul hic : si elle a conscience que ce ne sont pas des conditions acceptables pour avoir classe, on lui reproche « un manque de clarté » vis-à-vis des parents. Sa seule communication : un mail leur indiquant que « la chaudière est cassée » et qu'on les « tient au courant ».

Une réparation tardive

Gênés qu'on n'incite pas plus simplement les enfants à rester chez eux, les enseignants se sont donc chargés d'appeler eux-mêmes les parents pour les prévenir et leur demander de garder les élèves chez eux.

Ce mardi après-midi, ils n'étaient qu'une trentaine sur les 250 élèves qu'accueille généralement l'école, certains parents ne pouvant garder leurs enfants chez eux. Si les techniciens devaient passer dès neuf heures ce matin, ils n'ont fait leur apparition qu'en fin de journée. Les enseignants pouvaient donc accueillir les parents d'élèves pour la remise des livrets dans des conditions décentes en fin de journée.