Le SOS des Danois de Paris pour leur église et leur centre social

Plombé par la crise sanitaire et contraint d’annuler toutes ses activités, le lieu de rassemblement des Danois franciliens en appelle aux donateurs.

 Rue Lord-Byron (VIIIe), jeudi. Camilla Akerblom, responsable des actions jeunesse et des événements du centre, s’inquiète. « Le Covid nous a contraints d’annuler la grande vente de Noël qui permettait de financer nos activités. »
Rue Lord-Byron (VIIIe), jeudi. Camilla Akerblom, responsable des actions jeunesse et des événements du centre, s’inquiète. « Le Covid nous a contraints d’annuler la grande vente de Noël qui permettait de financer nos activités. » LP/Élodie Soulié

Les Danois de Paris pourront-ils reprendre le chemin de la rue Lord-Byron (VIIIe), à deux pas de la place de l'Étoile et des Champs-Élysées ? Derrière la discrète façade blanche de l'église Frederikskirken et du centre culturel et social attenant, la pandémie a gelé, comme partout, le principal lieu de rassemblement d'une petite communauté de plus de 5 000 personnes.

Un repère pour les expatriés, les étudiants, les touristes, depuis plus de 65 ans. Et qui va bien au-delà de sa petite église traditionnelle et de son culte dominical, proposant accompagnement des étudiants dans les démarches et la recherche de logement, agence de travail au pair, crèche, école du mercredi, cours de langue, soirées hebdomadaires, chorale, fêtes, etc.

La vente de Noël annulée : « Le manque à gagner est énorme »

« Toutes ces initiatives font le lien entre les familles danoises installées ici, explique Camilla Akerblom, responsable des activités jeunesse de Frederikskirken. Pour les étudiants notamment, c'est une aide précieuse. Or cette pandémie, survenue après déjà deux années difficiles entre les grèves et les Gilets jaunes, nous a contraints à tout annuler. Y compris la grande vente de Noël, prévue fin novembre, qui nous permet de financer la plupart de nos activités. Le manque à gagner est énorme. » Ce « grand bazar de Noël », apogée de l'année pour Frederikskirken, draine en effet plus de 4 000 personnes, pendant trois jours de festivités.

Cette année, donc, pas de fête. Mais une vente en ligne improvisée, qui n'a pas compensé les pertes. La menace est sévère : le lieu de culte et son centre culturel, qui ne reçoivent aucune subvention du gouvernement danois, sont « dans le rouge » et menacés de fermeture. D'où l'idée de faire appel aux donateurs, plus largement que les Danois de Paris, à travers une cagnotte ouverte sur la plateforme dédiée GoFundMe, spécialisée dans le financement de projets solidaires.

Déjà plus de 7 400 euros de dons

« Nous avons besoin du soutien du plus grand nombre afin que l'église continue à offrir ses services pour tous. Chaque don compte », insiste Camilla Akerblom, selon qui la structure va devoir repenser ses activités.

À ce jour, la cagnotte dépasse les 7 400 euros de dons, sur les 10 000 euros espérés. « Cela ne suffira pas à équilibrer le budget, mais nous permettra au moins de continuer nos activités que nous allons devoir repenser », estime la jeune femme.