Journée sans voiture : seulement 15 % de voitures en moins à Paris

Les 3 000 bornes de comptage installées dans les rues font état d’une circulation en baisse ce dimanche. Mais une baisse légère… de 15 % sur la journée et de moitié sur la durée de l’opération.

 Dimanche, Paris organisait sa 6e Journée sans voiture.  Mais la météo a gâché la fête des piétons.
Dimanche, Paris organisait sa 6e Journée sans voiture. Mais la météo a gâché la fête des piétons. LP/Jean-Baptiste Quentin

Comme prévu, il a plu. A Paris, la 5e édition de la Journée sans voiture, ce dimanche, aura été boudée par les promeneurs. Si on en croit les relevés des capteurs à disposition de la mairie de Paris, le nombre de cyclistes en mouvement dans la capitale a baissé de moitié par rapport au dimanche précédent.

Outre ces capteurs flambant neufs, la mairie dispose aussi d'un réseau historique de près de 3 000 bornes de comptage disposées dans les rues. Celles-ci sont surtout destinées à comptabiliser le trafic automobile. Or, en moyenne, selon les relevés effectués sur l'ensemble de la journée de dimanche, 542 véhicules ont roulé chaque heure sur un des câbles noirs tendus le long de la chaussée. Le dimanche précédent, on en recensait 643, soit une baisse constatée de 15 % seulement.

Selon un décompte complémentaire transmis par la mairie de Paris, toutefois, la circulation a tout de même baissé de moitié (-51,5%), par rapport à la semaine précédente, si on se concentre sur la seule durée de l'opération de 11 heures à 18 heures.

Entre 11 heures et midi, on observait une baisse de 51,5% par rapport au dimanche précédent. Entre 17 et 18 heures la décrue observée était de 45%.

Un impact difficilement mesurable sur la qualité de l'air

L'impact sur la qualité de l'air de cette journée est, quant à lui, plus difficilement mesurable. Les fortes chaleurs de début septembre et la rentrée de nombreux Parisiens auront certainement eu pour conséquence d'accentuer la pollution de l'air dans la capitale. Celle-ci a drastiquement chuté à partir du 23 septembre dernier, date à laquelle les conditions météo commençaient à se gâter.

Depuis lors, on respire bien dans les rues de Paris. Dimanche, les particules fines étaient légèrement plus nombreuses que la veille. Les dioxydes d'azote poursuivaient une baisse amorcée dès le 24 septembre. Une fois n'est pas coutume, si l'impact des conditions atmosphériques sur les poumons des parisiens est avéré, celui de la Journée sans voiture l'est moins. D'autant que le manque d'information ou de signalétique, relevé par de nombreux automobilistes, aura eu pour effet de créer de nombreux bouchons aux portes de Paris, comme le rapporte Sytadin, l'observatoire de la circulation francilienne.