«Investir dans l’économie de demain» : l’Etat donne un coup de pouce à la ressourcerie géante

Touchée comme tant d’autres par la crise, la ressourcerie la Petite Rockette, qui dispose de deux boutiques dans le XIe et le XIIe, a reçu 21555 euros d’aide au titre du fonds de secours.

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 Paris (XIe), ce mardi. L’association la Petite Rockette revend livres, vêtements, jouets, vaisselle, électroménager et matériel informatique issus de dons.
Paris (XIe), ce mardi. L’association la Petite Rockette revend livres, vêtements, jouets, vaisselle, électroménager et matériel informatique issus de dons. LP/Philippe Baverel

« Le plan de relance, ce n'est pas seulement soutenir à bout de bras les entreprises avec les prêts garantis par l'Etat (PGE) ou le chômage partiel. C'est aussi investir pour aider tous les secteurs qui créent l'économie de demain », martèle la préfète Magali Charbonneau, directrice de cabinet du préfet d'Ile-de-France, Marc Guillaume.

En visite ce mardi matin à la ressourcerie parisienne la Petite Rockette, située 125, rue du Chemin-Vert dans le XI e, la préfète conclut son propos d'une formule pleine d'espoir : « Le plan de relance est là pour faire d'une crise une opportunité vers la société de demain. »

Président de l'association la Petite Rockette, qui gère deux ressourceries (la deuxième située au 41, rue Jacques-Hillairet, dans le XIIe), un atelier vélo et un café associatif, Aurélien Furet a reçu de l'Etat, mi-novembre, un chèque de 21155 euros au titre du fonds de secours. Doté pour l'ensemble de la région de 1,46 million d'euros, ce fonds bénéficie à 37 structures de la filière « recyclage-réparation ».

200000 euros de chiffre d'affaires en moins

« Par rapport au budget de notre association qui est de 1,5 million d'euros en 2021, cette aide, ce n'est pas la panacée contre le Covid mais elle nous a permis de garder le cap, de payer la totalité des salaires et de pérenniser certains investissements », affirme Aurélien Furet.

La crise sanitaire et les deux confinements ont mis à rude épreuve le modèle économique de l'association. « Le chiffre d'affaires de l'ensemble de nos activités est passé de 600000 euros en 2019 à 400000 euros en 2020 », observe Dimitri Callens, chargé de l'administration de l'association.

40 salariés et 200 bénévoles

Pour collecter, trier, valoriser, réparer et revendre livres, vêtements, jouets, vaisselle, appareils électroménagers et matériel informatique donnés par les Parisiens, la Petite Rockette, épaulée par 200 bénévoles, emploie 40 salariés.

Six d'entre eux bénéficient d'un atelier chantier insertion, dont la rémunération est prise en charge par l'Etat à hauteur de 65 %. Quant aux cinq employés du café associatif fermé depuis le 30 octobre à cause de l'épidémie, ils bénéficient du chômage partiel.

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Locataires de deux bailleurs sociaux, Paris Habitat dans le XIe et la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) dans le XIIe, l'association a été exonérée de loyer pendant les trois mois et demi de confinement l'an dernier. Un prêt garanti par l'Etat de 168000 euros (soit 25 % du chiffre d'affaires de 2019) lui a été alloué en janvier dernier. « Nous sommes censés rembourser en totalité au bout d'un an mais nous aimerions que ce crédit soit transformé en subvention », fait valoir Aurélien Furet.