Gestes barrière : la consommation d’alcool interdite dans certaines rues à Paris

La Rue de Buci (VIe) et la place de la Contrescarpe (Ve) sont pour l’instant concernées par cet arrêté préfectoral.

Paris. En fonction des comportements constatés par les forces de police, la liste des rues
concernées par l'interdiction de consommation d'alcool décidée par la Préfecture de Police est susceptible d’évoluer. (Illustration)
Paris. En fonction des comportements constatés par les forces de police, la liste des rues concernées par l'interdiction de consommation d'alcool décidée par la Préfecture de Police est susceptible d’évoluer. (Illustration) Delphine Goldsztejn

La bamboche n’aura pas duré longtemps dans la capitale. La météo printanière du dernier week-end a vu nombre de rassemblements s’organiser à Paris malgré les appels répétés des autorités à la prudence. La peur du gendarme n’ayant pas eu l’effet escompté, la préfecture de police a décidé de sévir.

Avec des températures plus que clémentes pour la saison, presque 20 °C, bon nombre de Parisiens n’ont en effet pas résisté à la tentation de sortir boire un verre du côté du Canal Saint-Martin ou des Buttes-Chaumont, lieux classiques de rassemblements, mais aussi de manière plus surprenante rive gauche, aux abords de la rue de Buci (VIe) et de la rue de la Contrescarpe (Ve), où de nombreuses images de foule ont circulé sur les réseaux sociaux durant le week-end. La réponse de la Préfecture de Police de Paris n’a pas tardé. « Le préfet de Police a pris un arrêté interdisant la consommation d’alcool sur la voie publique entre 11 heures et 18 heures (heure du début du couvre-feu) dans le VIe arrondissement, rue de Buci, ainsi que dans le Ve arrondissement, place de la Contrescarpe, à compter du mardi 23 février 2021, et ce pour une durée de 15 jours », a indiqué la PP dans un communiqué ce lundi soir.

« Ces regroupements sur la voie publique, favorisés par la consommation de boissons alcooliques, ont entraîné des comportements contraires aux gestes barrière, susceptibles de favoriser la propagation du virus à l’heure où la situation sanitaire reste fragile », précise le message préfectoral. Les autorités indiquent également qu’en fonction des comportements constatés par les forces de police, la liste des rues concernées par cette interdiction est susceptible d’évoluer.

« C’est une prérogative du Préfet. Il y a eu une incompréhension de certains Parisiens qui ont filmé les consommateurs d’où des reportages sur BFM » a réagi Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe arrondissement contacté par Le Parisien. « Mais il faut aussi des espaces de respiration. Un équilibre est à trouver » a ajouté l’édile.

Ce dimanche la police était déjà intervenue rue de Buci pour disperser ces attroupements illégaux.

À Lyon (Rhône), un arrêté similaire avait été pris dès vendredi, en prévision du week-end printanier, afin d’éviter les regroupements : la consommation d’alcool sur la voie publique dans le quartier de la Presqu’île, l’hypercentre de la seconde ville de France, y était proscrite. Si l’interdiction a été globalement bien respectée, selon la préfecture du Rhône, d’autres secteurs de la ville ont été pris d’assaut.

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Comme à Lyon, l’absence de respect de l’interdiction entraînera pour les Parisiens une verbalisation à hauteur de 135 euros. « Les forces de l’ordre seront mobilisées pour faire respecter ces nouvelles mesures », souligne la Préfecture de Police de Paris.