Contrôles du couvre-feu à Paris : «Partir en vacances n’est pas un motif de déplacement valable»

La préfecture de police a multiplié les contrôles du respect des règles sanitaires vendredi soir dans la capitale, à l’occasion des premiers départs en vacances d’hiver.

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 Paris (14e), vendredi soir. Plus de 800 policiers et gendarmes ont été mobilisés à Paris et en Ile-de-France pour contrôler le respect des règles sanitaires lors du premier week-end de départs en vacances.
Paris (14e), vendredi soir. Plus de 800 policiers et gendarmes ont été mobilisés à Paris et en Ile-de-France pour contrôler le respect des règles sanitaires lors du premier week-end de départs en vacances. LP/Benoit Hasse

« Surtout pas de relâchement! » Le début des vacances ne doit pas se traduire par un moindre respect des règles sanitaires anti-Covid. Voilà le message de fermeté que la préfecture de police de Paris a affiché, ce vendredi soir, en multipliant les contrôles sur la route des départs.

A partir de 18 heures, pas moins de 800 policiers, gendarmes et CRS autoroutiers ont été mobilisés sur les axes routiers, les péages, dans les gares mais aussi sur la voie publique pour vérifier les motifs de déplacements des usagers encore dehors après le couvre-feu.

En sortie sud de la capitale, à la porte d'Orléans, c'est au beau milieu du périphérique extérieur qu'une vaste « aire de contrôle » a été aménagée sur la voie centrale juste avant la sortie vers l'A6a. Chasuble fluorescente sur le dos, une trentaine de fonctionnaires arrêtent les automobilistes par « grappes » de trois véhicules.

«Je trouve ça plutôt rassurant»

Près de 40 minutes après le début du couvre-feu, le flot de véhicules est encore dense mais tout de même étonnamment fluide pour un vendredi soir de grands départs. « Bonsoir, police nationale. Papiers du véhicule et attestation de déplacements s'il vous plaît… » Au milieu de la circulation, les contrôles s'enchaînent à un rythme soutenu.

« On vérifie que les gens ont un motif de déplacement valable. Je pars en vacances n'en est pas un! », rappelle un fonctionnaire entre deux voitures. En ce début de soirée, il y a très peu de « vacanciers » en partance sur le périphérique. Les automobilistes ou les motards contrôlés sont presque exclusivement des banlieusards qui rentrent chez eux après le travail… Et tous sont en règle.

Une jeune femme, seule dans sa petite citadine immatriculée dans les Yvelines, présente une « attestation employeur » avec le tampon de la boulangerie où elle travaille. Un jeune homme montre, quant à lui, le QR code de son attestation sur son portable et repart aussitôt.

Deux Seine-et-marnaises ont, elles, coché la case « motif médical » sur le papier qu'elles présentent au policier. « Notre père a été hospitalisé. On revient de l'hôpital », explique la conductrice, pas surprise par ce contrôle d'envergure. « Je trouve ça tout à fait normal. Et même plutôt rassurant », assure-t-elle, masque sur le visage.

«Nous faisons des contrôles tous les soirs et partout dans la capitale»

A 19 h 30, plus d'une heure et demie après le début de l'opération, le « compteur » à PV n'affiche qu'une seule amende à 135 euros (le tarif pour la première infraction au couvre-feu). « C'était un artisan qui revenait d'un chantier mais sans attestation valable », explique le fonctionnaire qui l'a verbalisé. « Il était avec son apprenti qui devait théoriquement être également verbalisé… mais on sait faire preuve de discernement », ajoute-t-il.

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« Le dispositif mis en place ce vendredi soir n'est exceptionnel que par son ampleur. Nous faisons des contrôles, statiques ou mobiles, tous les soirs et partout dans la capitale », conclut Jean-Sébastien Rosadoni, le commissaire de la DOPC (Direction de l'ordre public et de la circulation) qui supervise le dispositif de la porte d'Orléans. Derrière lui, les automobilistes continuent à être arrêtés au milieu du périphérique… et à repartir une à deux minutes après.