Au zoo de Paris, le lion Volcan joue les jolis cœurs mais n’est pas encore le roi

Arrivé au mois de novembre dernier en provenance du Maroc, Volcan a déjà été accepté par les lionnes du clan mais peine, un peu, à se faire sa place. Notamment sur le rocher chauffant du parc.

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 Paris (12e). Le lion de l’Atlas s’adapte petit à petit à son nouveau clan.
Paris (12e). Le lion de l’Atlas s’adapte petit à petit à son nouveau clan. LP/Jean-Baptiste Quentin

Il a beau avoir un port altier et d'énormes pattes qui en imposent… Volcan, le nouveau lion arrivé mi-novembre au zoo de Vincennes (Paris, 12e) depuis le jardin zoologique de Rabat (Maroc), doit encore se faire sa place au sein de sa nouvelle famille. Entre lui et Kibo, l'autre lion du zoo, il y a encore du chemin à faire. « Je ne dirais pas qu'ils s'adorent mais plutôt qu'ils se tolèrent », observe ce vendredi Alexis Lécu, directeur scientifique du zoo. Pour le moment d'ailleurs, les deux mâles se voient surtout par grilles interposées.

Les seuls contacts qui ont eu lieu face à face se sont faits en présence… des lionnes par mesure de sécurité. Volcan a eu quelques velléités de jouer les gros bras et de s'imposer face à Kibo. « Mais les deux lionnes Aswad et Bunni ont pris le parti de Kibo », raconte le vétérinaire. Les liens du sang… l'emportent sur la testotérone. « C'est un peu comme de la géopolitique l'arrivée d'un nouveau félin dans un clan déjà constitué, rigole le spécialiste. Il ne faut pas y aller trop vite, sinon ça vire au pugilat! »

«L'échographie n'a rien révélé»

Volcan a quand même joué les jolis cœurs très vite. Et mercredi, vétérinaires et soigneurs ont endormi l'espace d'une petite heure Bunni pour pratiquer une échographie et vérifier que la lionne n'était pas en pleine gestation. Car très vite, Volcan et elle ont batifolé. « Malheureusement, l'échographie n'a rien révélé. Mais comme les lionnes vont bientôt être à nouveau en chaleur, tout est possible ! », espère-t-on dans les allées du zoo. Qui sait, avec une gestation de 3-4 mois, la naissance de lionceaux pourrait faire le bonheur du zoo et de ses visiteurs dès le courant de l'été prochain.

Mercredi, l’équipe de vétérinaires et soigneurs du zoo de Vincennes ont pratiqué une échographie sur la lionne Bunni. MNHN/F.-G. Grandin
Mercredi, l’équipe de vétérinaires et soigneurs du zoo de Vincennes ont pratiqué une échographie sur la lionne Bunni. MNHN/F.-G. Grandin  

En attendant, dans l'enclos des félins, la préoccupation du moment c'est… qui régnera sur le rocher chauffant. Un énorme rocher en plein soleil où il fait manifestement bon se prélasser. « Les lions c'est comme les chats dans une maison : ils adorent rester près du radiateur », s'amuse Alexis Lécu. Et pour le moment, Volcan a beau être très impressionnant du haut de ses plus de 200 kg, les deux lionnes Bunni et Savannah ne s'en laissent pas conter et défendent à grands coups de pattes, toutes griffes dehors, leur place sur le rocher. Résigné, Volcan, pour le moment, se contente de poser une tête sur l'endroit convoité et s'y prélasse dès que les lionnes s'en vont fureter dans l'enclos et ont le dos tourné.

Une petite otarie en manque de visiteurs

En attendant que la famille des félins ne s'agrandisse, c'est du côté des tatous à six bandes et des otaries à crinière que l'équipe des vétérinaires guette de futures gestations et naissances.

Naya, la petite otarie à crinière née l'été dernier, elle, s'en donne à cœur joie dès qu'une personne s'aventure à côté de son bassin et se précipite vers les vitres à l'affût du moindre mouvement. Si, aux dires des soigneurs, les animaux ne souffrent pas de l'absence des visiteurs, Naya, elle, ne serait manifestement pas contre un peu plus de compagnie !