Senlis : condamné, Canter fait appel et « garde un œil sur la politique »

 Senlis. L’ancien maire de la ville a écopé de deux ans de prison avec sursis et 5 ans d’inégibilité. LP/H.S.
Senlis. L’ancien maire de la ville a écopé de deux ans de prison avec sursis et 5 ans d’inégibilité. LP/H.S. 

Après quelques jours de réflexion, Jean-Christophe Canter a pris la décision de faire appel de la décision du tribunal correctionnel de Senlis qui l'a condamné, pour délit de favoritisme, banqueroute et corruption passive, à 2 ans de prison avec sursis, 50 000 € d'amende, 5 ans d'inéligibilité et 3 ans d'interdiction de gérer.

« Je ne peux pas accepter les peines prononcées à mon encontre, précise l'ancien maire de Senlis. Certaines personnes m'ont conseillé de tourner la page. Mais j'ai aussi reçu beaucoup de témoignages de sympathie et de soutien de Senlisiens, m'incitant à ne pas laisser tomber. »

Fort d'une cote de popularité toujours certaine à Senlis, Jean-Christophe Canter va donc poursuivre le combat judiciaire, en attendant de peut-être retrouver le combat politique. « Je ne ferai pas de politique tant que la procédure d'appel est en cours, c'est ma priorité, tempère l'ex-élu. Mais je confirme que je vais rester vivre à Senlis et que je garde toujours un œil attentif sur la vie politique de la ville. L'association et les élus d'Aimer Senlis sont toujours là pour veiller aux intérêts de la population. » Les deux autres prévenus dans le dossier, Bernard Zanzouri et Daniel Compiègne n'ont à ce jour pas fait appel de leur condamnation. Le parquet de Senlis a pour sa part interjeté un appel concernant Jean-Christophe Canter, afin que celui-ci soit rejugé par la cour d'appel d'Amiens sur l'ensemble des faits pour lesquels il était poursuivi, et pas seulement sur ceux pour lesquels il a été condamné. Il avait été relaxé d'une partie des délits de favoritisme et du délit de détournement de fonds publics.