Coronavirus : l’A1, autoroute la plus fréquentée d’Europe, elle aussi désertée

La Sanef, l’exploitant du réseau autoroutier, doit se réorganiser pour maintenir ses services.

 Autoroute A1. Seuls les camions circulent désormais, les autres véhicules se font très rares.
Autoroute A1. Seuls les camions circulent désormais, les autres véhicules se font très rares. LP/Alexis Bisson

Depuis le début du confinement dû à l'épidémie de coronavirus, le trafic autoroutier s'est raréfié. Dans l'Oise, les poids lourds constituent la majorité des véhicules qui empruntent encore l'A1.

Son exploitant veut toutefois garder secret les chiffres de fréquentation de l'autoroute la plus utilisée d'Europe, qui voit habituellement passer entre 70 000 et 100 000 véhicules chaque jour. Mais la situation économique est forcément tendue pour la Sanef, qui ne s'attend pas à un retour à la normale dès la levée du confinement.

« Le trafic autoroutier est un indicateur de l'activité économique, appuie Frédéric Michel, le responsable du réseau Nord à la Sanef. Après la crise de 2008, il a fallu dix ans pour retrouver l'équivalent de ce qu'était le trafic poids lourds de l'époque. » Là encore, l'entreprise garde secret l'éventuel manque à gagner causé par le Covid-19.

Un objectif : « garantir la qualité du service rendu »

En attendant, la Sanef aussi a dû s'adapter pour continuer à assurer ses missions principales malgré les restrictions. Une centaine d'agents travaillent en temps normal dans le département. Ils ne sont plus qu'une soixantaine sur le terrain. « Avec toujours l'objectif de garantir la qualité du service rendu, souligne Frédéric Michel. On préserve nos équipes car il faut pouvoir tenir sur la durée. »

Cette baisse de trafic permet à la société d'effectuer certaines tâches d'ordinaire compliquées à mettre en œuvre. « Comme des travaux lourds, sur des zones que nous avons du mal à baliser. Mais cela reste à la marge », tempère Frédéric Michel.

Au cœur de ce dispositif, en première ligne, se trouve le personnel d'exploitation. « Ce sont eux qui sont aux commandes en ce moment, reprend Frédéric Michel. Les services qui sont habituellement dans les bureaux ont été mis au télétravail. »

La Sanef, entreprise solidaire

Les aires de repos, « gérées par des sous-concessionnaires », demeurent aussi ouvertes. Il est toujours possible d'y trouver du carburant, d'acheter à manger ou à boire, mais aussi de profiter des douches et sanitaires. « Mais nous restons vigilants sur les conditions d'exercice », prévient Frédéric Michel, dont l'entreprise fait aussi preuve de solidarité.

La Sanef a en effet décidé de doubler les dons que peuvent effectuer ses salariés à la Croix-Rouge. « Nous remboursons les frais de péage à tout le personnel soignant, il faut simplement en faire la demande via un formulaire sur notre site. »

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