Oise : qui pourra enrichir leur collection de casques de pompiers ?

Quatre passionnés se sont lancé un défi : réunir un maximum de casques anciens provenant des casernes de pompiers du département. Ils en possèdent déjà 200 et lancent un appel aux habitants.

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 Cires-lès-Mello, mardi 2 février 2021. Joël Wyon, chef du centre de Cires-lès-Mello, collectionne les casques anciens des sapeurs-pompiers, notamment de l’Oise.
Cires-lès-Mello, mardi 2 février 2021. Joël Wyon, chef du centre de Cires-lès-Mello, collectionne les casques anciens des sapeurs-pompiers, notamment de l’Oise. LP/Simon Gourru

Quand le facteur sonne à la porte, ce mardi matin, Joël Wyon sait très bien ce que contient le colis qui lui est livré. « La Poste connaît mon adresse par cœur », rigole cet habitant de Cires-lès-Mello. À l'intérieur du carton, un casque de pompier en fibre de carbone, un modèle encore en service dans les casernes.

« Certains départements n'en sont même pas encore équipés », précise le spécialiste, chef du centre de secours de sa commune. Un objet moderne, bien loin du prestige de certaines pièces de la collection de ce passionné. Au panthéon de son musée personnel, un casque d'officier doré à l'or fin, époque Napoléon III, offert aux pompiers chargés de protéger le château de Chantilly, conservé dans sa boîte d'origine.

«Ce qu'on cherche, ce sont les pièces qui dorment dans les greniers»

L'un des 120 casques des casernes du département de l'Oise qu'il possède dans sa collection de presque 300 pièces datant de 1780 à nos jours. Dans un autre registre, des épées mais aussi un camion de 1920, autrefois en service à Balagny-sur-Thérain.

LP/Simon Gourru
LP/Simon Gourru  

Depuis quelques années, ce passionné a recentré sa collection sur les sapeurs-pompiers de l'Oise. Et avec trois amis collectionneurs, ils se sont lancé un défi. Retrouver le maximum d'objets liés aux soldats du feu du département et notamment les casques. Ils en ont déjà plus de 200 à eux quatre.

Joël Wyon sait que la tâche ne sera pas aisée. « Certaines casernes ont fermé il y a longtemps, des casques ont été vendus pour le poids du métal. Ce qu'on cherche, ce sont les pièces qui dorment dans les greniers dont les gens ne savent pas quoi faire. » Quitte à parfois chercher un peu plus loin, comme ce casque de 1872 d'Apremont, retrouvé en… Bolivie.

Une passion venue «en jouant au camion»

« L'idée est de pouvoir les présenter lors d'expositions gratuites ou de rencontres avec les scolaires. Cela permettrait de sauvegarder cette partie de notre histoire et d'en faire profiter le plus grand nombre. »

Un hobby qui lui est venu enfant, « en jouant aux camions comme tous les gamins ». Entré jeune sapeur-pompier dans sa caserne de Cires-lès-Mello, cet infirmier libéral de profession en est aujourd'hui le chef de centre. Alors qu'il collectionne déjà plusieurs objets liés à cet univers, c'est sa grand-mère qui, avec un premier casque, lui offrira la première pièce d'une longue série.

LP/Simon Gourru
LP/Simon Gourru  

De 30 euros jusqu'à 10 000 euros pour les plus rares, les casques se négocient ou s'échangent. « Pour minimiser les coûts, j'achète parfois des collections complètes, j'en revends, j'en échange d'autres. Il n'y a pas vraiment de côte, le coût est avant tout celui que les passionnés lui donnent. »

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En laiton voire en cuir, parfois orné d'un plumet, ces casques servaient à montrer le prestige d'une caserne. Tout comme les armes blanches, uniquement utilisées pour les défilés, ou certains détails rajoutés par les officiers sur les casques. « C'était une époque où il fallait se montrer. Chaque ville ou presque avait sa caserne et voulait se faire mousser. »

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