Oise : après Le Plessis-Belleville, deux galeries commerciales rouvrent également leurs portes

Les commerces accolés au magasin Auchan de Nogent-sur-Oise et le Jeu-de-Paume, à Beauvais, ne sont plus concernés par les nouvelles restrictions sanitaires. Ceux de Venette et Saint-Maximin, en revanche, sont toujours fermés.

 Beauvais. Fermé depuis lundi, le Jeu-de-Paume est autorisé à rouvrir dès ce vendredi.
Beauvais. Fermé depuis lundi, le Jeu-de-Paume est autorisé à rouvrir dès ce vendredi. LP/Ivan Capecchi

Ouvertes, puis fermées et enfin rouvertes! Drôle de semaine pour certaines galeries commerciales du département, soumises depuis le week-end dernier à la fermeture qui concerne les surfaces de plus de 20 000 m2, conformément aux nouvelles mesures visant à lutter contre la propagation du Covid-19.

Mais il faut croire que les calculs n'étaient pas très précis. Mardi soir, c'est la galerie de l'hypermarché Leclerc du Plessis-Belleville qui était autorisée à rouvrir. Ce jeudi soir, la préfecture vient d'annoncer avoir pris la même décision pour celle d'Auchan, à Nogent-sur-Oise, et pour le centre commercial du Jeu-de-Paume, à Beauvais.

Bureaux, allées, aires de service et parkings ne devaient pas être pris en compte

Les magasins de Carrefour Venette et Cora Saint-Maximin restent toutefois fermés. Pour l'instant ? Un imbroglio lié au calcul des fameux 20 000 m2. Alors que seule les surfaces commerciales devaient être prises en compte, les bureaux, réserves et autres espaces communs avaient été intégrés à tort.

Le centre commercial du magasin Auchan, à Nogent-sur-Oise. LP/SImon Gourru
Le centre commercial du magasin Auchan, à Nogent-sur-Oise. LP/SImon Gourru  

Dans la ville-préfecture, la mairie travaillait déjà au relogement de certains commerçants. « Nous n'avons pas beaucoup de cases commerciales vides mais nous voulions tenter le coup », détaille Charles Loquet, élu en charge des commerces. C'est qu'avec ses 19 000 m2 de surface commerciale, le Jeu-de-Paume était à la limite de la loi.

De quoi rassurer les commerçants d'un site déjà en difficulté, avec une partie des boutiques fermées. « C'est une super nouvelle, poursuit l'élu. Je suis sûr que tous vont redoubler d'efforts pour assurer la bonne tenue des gestes barrière. »

«Que ce soit financièrement ou psychologiquement, ces commerçants n'avaient pas besoin de ça»

Du côté de la Chambre de Commerce et d'industrie, le président, Philippe Enjolras pense que le Leclerc du Plessis-Belleville a ouvert la voie. Mardi, Denis Moreau, le responsable, avait en effet fait des pieds et des mains afin de prouver à la préfecture que son établissement ne dépassait pas la taille requise.

« S'il n'avait pas attiré l'attention des autorités, tous seraient peut-être restés fermés, estime le responsable de la chambre consulaire. C'est un peu comme une jurisprudence dans laquelle les autres magasins ont pu s'engouffrer. »

Newsletter L'essentiel du 60
Un tour de l'actualité de l'Oise et de l'IDF
Toutes les newsletters

Pour le président de la CCI, l'épisode n'est pas anecdotique. « Que ce soit financièrement ou psychologiquement, ces commerçants n'avaient pas besoin de ça. La préfecture fait au mieux pour appliquer ce genre de décisions, qui ne sont pas de son ressort, mais ce ne sont malheureusement pas les premières imprécisions depuis le début de la crise sanitaire. »