Oise : à la dérive, l’ex ingénieur en pétrochimie avait menacé de mort des policiers

L’homme, qui accumule les passages devant la justice depuis son licenciement il y a deux ans, écope de 2 mois de prison ferme pour ses intimidations envers les forces de l’ordre.

 Le prévenu a écopé d’une peine supplémentaire de quatre mois pour non-respect de sursis probatoire. Il partira donc en prison pour six mois (illustration).
Le prévenu a écopé d’une peine supplémentaire de quatre mois pour non-respect de sursis probatoire. Il partira donc en prison pour six mois (illustration). LE PARISIEN

Quatre mois après sa dernière condamnation, Toufik Id Lahcen Oumbark s'est à nouveau retrouvé au tribunal judiciaire de Compiègne pour avoir proféré des menaces de mort envers des policiers municipaux le 30 septembre dernier. Les magistrats l'ont condamné ce lundi à six mois de prison dont deux ferme. Une peine assortie d'un sursis probatoire de deux ans avec obligation de soins, interdiction de paraître à Compiègne et interdiction de porter une arme pendant cinq ans.

« Je vais te tuer, te fusiller avec ma Kalachnikov »

Le 30 septembre, à midi, des policiers municipaux interviennent pour déloger des individus qui perturbent l'accès au souterrain SNCF de la gare de Compiègne. A leur arrivée sur place, Toufik Id Lahcen Oumabrk, s'en prend à l'un d'entre eux : « Je vais de tuer, te fusiller avec ma kalachnikov. » Emmené sans violence au commissariat, il continue sa diatribe injurieuse, tenant des propos dégradant envers une policière. Après une palpation de sécurité, un couteau rétractable est découvert sur lui alors que le tribunal lui avait interdit de porter une arme blanche lors de sa dernière comparution le 18 juin.

La descente aux enfers depuis son licenciement

« J'avais bu le matin, j'ai mélangé vodka et rhum, je n'aurais pas dû. Je sais que ce n'est pas une excuse », plaide le prévenu. A la lecture des 13 mentions à son casier judiciaire, le procureur accepte mal ses explications. « Les policiers n'ont qu'une peur : que des menaces comme les vôtres soient mises à exécution. Les quatre mois de votre sursis probatoire viennent déjà d'être convertis en prison ferme. » Ancien ingénieur en pétrochimie, cet habitant de Saint-Sauveur, père de deux enfants, a commencé à sombrer suite à un licenciement en 2018. En intérim depuis, la crise sanitaire l'a précarisé. « Tout a été annulé, j'ai tout perdu » témoigne celui qui devra donc purger, en tout, six mois de prison ferme.