Noyon : deux ans de prison pour le cambrioleur qui avait roué sa victime de coups dans son lit

Un homme de 32 ans a été condamné par le tribunal de Compiègne, ce jeudi. En 2019, il s’était introduit dans une maison et avait frappé le propriétaire avec un bâton sur lequel il a laissé ses traces ADN. Conduit en prison, il a nié son implication jusqu’au bout.

 Noyon. Le vol avec effraction et l’agression ont été commis dans le quartier de Tarlefesse, à Noyon.
Noyon. Le vol avec effraction et l’agression ont été commis dans le quartier de Tarlefesse, à Noyon. Le Parisien

Plus d'un an après les faits, Solange* est encore traumatisée. À la barre du tribunal de Compiègne, cette habitante de Noyon a eu du mal à retenir ses larmes devant l'un des deux individus suspectés d'avoir cambriolé sa maison et tabassé son mari.

Même s'il réfute toute implication, Julien Clarisse, 32 ans et 11 mentions à son casier judiciaire, a été condamné à 2 ans de prison ferme.

Le voleur aperçu en train de jeter un bâton

Le 10 novembre 2019, aux aurores, Joseph* et Solange dorment à poings fermés, chacun dans sa chambre. Vers 5 heures, l'épouse entend de violents coups répétés dans sa porte d'entrée, puis les cris de son mari. Terrorisée, elle reste à l'écart et appelle la gendarmerie pendant que son conjoint se fait rouer de coups dans son lit.

Six minutes plus tard, elle aperçoit deux silhouettes cagoulées fuir dans la rue et jeter un bâton. Les enquêteurs le ramassent et le font analyser. Deux traces d'ADN sont retrouvées : celle de la victime et celle de Julien Clérisse.

« Il y a vos empreintes et le sang de la victime »

« Je ne sais pas, ce n'est pas moi », affirme ce dernier à la barre, alors que tout l'accable. « Pourtant, c'est signé. Il y a vos empreintes et le sang de la victime sur l'arme, précise Antoine Perrin, substitut du procureur de la République. De plus, ce bâton était bien au domicile du couple puisqu'il servait à caler la porte de la chambre de monsieur. »

Les deux cambrioleurs extorquent 150 € en liquide, une boîte de collants et une carte bleue avec son code. Sauf qu'après trois tentatives infructueuses pour retirer 300 € au distributeur, il s'est avéré que le code était… Faux. La victime a eu la présence d'esprit de leur jouer un tour.

« On avait peur qu'ils reviennent, confie Solange. On voulait partir. On a mis des barreaux tout autour de la maison. Je n'arrive toujours pas à dormir. »

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*Prénoms modifiés.