Les Restos du cœur de l’Oise ont besoin de refaire leurs stocks face au Covid

Annulée en mars dernier à cause de la pandémie de Covid-19, une collecte est organisée ces vendredi et samedi dans de nombreux supermarchés de l’Oise.

 Photo d’archive à Ribécourt-Dreslincourt. Dans le département, le besoin de dons se fait criant pour les Restos du Cœur.
Photo d’archive à Ribécourt-Dreslincourt. Dans le département, le besoin de dons se fait criant pour les Restos du Cœur.  Le Parisien

Les stocks des Restos du cœur s'amenuisent dans l'Oise. Alors que la campagne d'été touche à sa fin, un grand appel aux dons alimentaires est lancé, ces vendredi et samedi. « On sera à Compiègne, Crépy-en-Valois, Nogent ou encore Beauvais », égraine Jean-Pierre Roda, président de l'association. En tout, une cinquantaine de grandes surfaces* accueillent des bénévoles.

Il précise : « La dernière grosse collecte a eu lieu en mars 2019. On n'a pas pu en organiser une en mars dernier car l'Oise était un cluster, tout était à l'arrêt. » Les 84 tonnes de denrées collectées il y a plus d'un an sont désormais écoulées.

Des bénéficiaires supplémentaires

Or les files ne cessent de s'allonger, un peu partout dans le département. « Cet été, on a eu 15 % de personnes supplémentaires et on s'attend à avoir 20 % de bénéficiaires en plus cet hiver », pointe le bénévole.

Lors d'un précédent entretien, il expliquait qu'aux « habitués », s'ajoutent désormais « ceux qui avaient des petits boulots à droite à gauche, qui travaillaient en intérim ou même des commerçants, qui sont désormais en difficulté. »

Derrière cette hausse, la crise sanitaire qui a précipité de nombreuses familles dans une situation financière précaire, comme en témoigne l'augmentation de bénéficiaire du RSA, dans l'Oise mais également en Île-de-France.

« On aide les entreprises et c'est légitime, mais il faut également aider les gens qui touchent les minima sociaux ou qui sont au chômage », lance Jean-Pierre Roda. Ce que vient d'annoncer Emmanuel Macron.

Et à l'heure où la crise sanitaire se prolonge, les dons risquent de devenir cruciaux pour assurer la campagne d'hiver. « Des événements comme nos soirées dansantes sont annulés à cause du Covid. Or on dispose d'un budget de 1,3 million d'euros par an, soit un euro par repas, souffle-t-il. On est loin du compte. »

*Les principaux points de collecte :Auchan de Beauvais, Nogent, Méru ; Intermarché de Beauvais Nord, Cauffry, Goincourt, Royallieu de Compiègne ; Carrefour d'Allonne et Compiègne ; Super U de Thourotte ; Leclerc de Cauffry, Breteuil, Saint-Just-en-Chaussée, de Chambly, de Pont-Sainte-Maxence, de Lacroix-Saint-Ouen, de Trie-Château.