Immobilier : les enchères pour l’ancienne prison de Compiègne ont dépassé 1,5 million d’euros

La vente a duré trois jours et réuni plus de 60 investisseurs, la plus haute offre dépassant le million et demi d’euros. C’est toutefois l’Etat qui aura le dernier mot, un cahier des charges stricts étant à respecter.

 La maison d’arrêt de Compiègne avait fermé le 13 décembre 2015.
La maison d’arrêt de Compiègne avait fermé le 13 décembre 2015. LP/Arnaud Dumontier

1,53 million d'euros, soit trois prix le prix de départ. La vente aux enchères de la maison d'arrêt de Compiègne, lancée lundi, s'est achevée ce mercredi, à 16 heures. « Cette vente a très bien fonctionné », explique Zakaria Sbahi, d'Agorastore, la société choisie pour gérer la transaction.

« Nous avons l'habitude de vendre des biens de l'Etat, mais avec 62 enchérisseurs, ça a été une belle performance, poursuit le responsable. C'est le bâtiment le plus insolite que nous ayons eu dans notre catalogue et les enchères se sont poursuivies jusqu'au dernier moment! »

Un prix de départ à 527 000 euros

Pas surprenant, s'agissant du secteur le plus prisé de la Cité impériale, en plein « triangle d'or », à deux minutes à pied du château et du centre-ville. Estimée à 527 000 euros, le prix de départ des enchères, par le service des Domaines, la bâtisse de 4250 m2 construite en 1867 n'est toutefois pas encore vendue.

LP
LP  

« Si les enchères sont closes, la vente n'est pas encore conclue. L'acquéreur doit répondre à un cahier des charges très strict. On ne peut pas faire n'importe quoi. C'est l'Etat qui choisira le dossier qu'elle juge le plus adéquate. Il faut aussi vérifier la solvabilité de l'acheteur », précise Julien Rollet, adjoint à la Direction départementale des Finances publiques de l'Oise (DDFIP).

Interdiction d'y installer une activité bruyante

À titre d'exemple, parmi la multitude d'obligations à respecter, l'investisseur aura interdiction d'ouvrir une activité occasionnant des nuisances au voisinage, comme une boîte de nuit ou un bar. La municipalité y voyait bien des logements de standing avec une architecture anglo-normande.

L'Architecte des Bâtiments de France, réputé comme étant l'un des plus sévères du pays, aura aussi son mot à dire. Il veillera à ce que le projet soit en adéquation avec le style architectural du quartier. Il surveillera également qu'un impératif soit respecté : la conservation du mur d'enceinte et de portail.

VIDÉO. L'ancienne prison de Compiègne mise en vente aux enchères