L'entreprise Chouvet veut une nouvelle carrière

Allonne. L’entreprise Chouvet sollicite l’autorisation d’exploiter 15 ha dans la continuité d’un site d’extraction aujourd’hui en fin de vie. À terme, les zones concernées seront remises en état et rendues à leur vocation agricole.
Allonne. L’entreprise Chouvet sollicite l’autorisation d’exploiter 15 ha dans la continuité d’un site d’extraction aujourd’hui en fin de vie. À terme, les zones concernées seront remises en état et rendues à leur vocation agricole.  (LP/C.F.)

L'enquête publique tout juste achevée, le commissaire-enquêteur a jusqu'au 2 septembre pour rendre son avis sur le projet d'extension de l'exploitation, à Allonne, d'une carrière d'alluvions de haute terrasse et de sablon destinés aux chantiers de bâtiments et de travaux publics du Beauvaisis. Implantée depuis 1963, la société Chouvet (38 salariés), dont le siège se trouve à Therdonne, sollicite auprès de la préfecture l'autorisation d'exploiter, sur une durée de quinze ans, environ 15 ha. Objectif : assurer le relais de l'exploitation actuelle située dans le même secteur géographique et dont le gisement s'épuise.

Un projet présenté dans le dossier d'enquête publique comme indispensable à « la pérennité de l'entreprise » et au « maintien des emplois ». « Il est capital pour nous de conserver un potentiel extractif », confirme Franck Chouvet, cogérant avec son frère, Eric, de la société créée par leur père.

L'entreprise qui gère cinq sites d'extraction à Allonne, Warluis, Saint-Crépin-Ibouvillers et Ponchon, espère obtenir l'autorisation d'ici à la fin de l'année pour pouvoir envoyer les premières pelleteuses sur le site à l'été 2017. Elle avance pour cela un argument de poids : la proximité du gisement du lieu de consommation des futurs matériaux nécessaires à la construction des routes ou des bâtiments. Dans un contexte tendu, l'Oise doit importer 60 % de granulats pour satisfaire ses besoins. « Cette proximité signifie moins de coûts de transport des matériaux et moins de gaz à effet de serre », note Franck Chouvet.

Parmi ses engagements pour le respect de l'environnement, la société garantit que la vingtaine d'allers-retours de camions attendue en période d'exploitation de la future carrière évitera le hameau résidentiel de Villers-sur-Thère.

L'entreprise a de bonnes raisons d'être confiante. Le projet d'extension de la carrière d'Allonne n'a pas déclenché les passions. Une seule remarque a été consignée dans le registre du commissaire-enquêteur lors de ses permanences... pour louer le « savoir-faire » des Chouvet en matière de remise en état des sites exploités, citant l'exemple du plan d'eau du Canada, à Beauvais !