Dans l’Oise, le voleur s’en est pris aux cygnes du domaine de Chantilly

Après avoir échappé in extremis, samedi, aux agents de sécurité du Domaine de Chantilly, un homme a été interpellé dimanche par la gendarmerie.

 Aperçu une première fois il y a plusieurs semaines, l’homme a été pris sur le fait samedi dernier, mais a réussi à s’échapper. Il a été interpellé le lendemain à son domicile (Illustration).
Aperçu une première fois il y a plusieurs semaines, l’homme a été pris sur le fait samedi dernier, mais a réussi à s’échapper. Il a été interpellé le lendemain à son domicile (Illustration). LP/Arnaud Journois

Il aura suffi d'un cygne pour causer sa perte. Un homme a été interpellé dimanche dernier par la gendarmerie de Chantilly, suspecté d'avoir volé au moins un oiseau au sein du Domaine, et d'avoir tenté d'en subtiliser un autre le week-end dernier. « Le premier fait remonte à environ trois semaines », détaille un militaire du sud de l'Oise.

Laissé libre, le suspect sera jugé en décembre

La tentative de vol a, elle, eu lieu samedi, en pleines journées du patrimoine, malgré le monde : 4 000 personnes se sont déplacées sur deux jours, selon la direction du château. L'indélicat espérait peut-être en profiter pour passer inaperçu. Peine perdue.

Chantilly, samedi. Les journées du patrimoine ont attiré 4 000 personnes dans le domaine ce week-end. Dont un voleur de cygnes. LP/Julien Barbare
Chantilly, samedi. Les journées du patrimoine ont attiré 4 000 personnes dans le domaine ce week-end. Dont un voleur de cygnes. LP/Julien Barbare  

« Il a été remarqué en plein méfait par notre responsable de la sécurité, précise le Domaine. Notre agent l'a alors interpellé. » L'homme a toutefois réussi à prendre la fuite. « Grâce à divers éléments, les enquêteurs ont réussi à identifier un suspect, poursuit la gendarmerie. Ce dernier a été interpellé dimanche matin, à son domicile. »

Placé en garde à vue, le voleur présumé a depuis été libéré, et sera convoqué en décembre par la justice, afin d'être jugé. Les militaires du secteur, eux, sont désormais sensibilisés sur ce type de délits. « Cela nous a surpris, mais nous nous sommes aperçus qu'il y a un vrai marché pour le recel de ces animaux », signale l'un d'eux.

Un couple de cygnes peut en effet se vendre plusieurs centaines d'euros. « Nous en avons même trouvé à plus de 1 000 euros sur Internet », s'étonne un gendarme. Un trafic qui touche chaque année de nombreux étangs privés et publics du département, obligeant parfois les collectivités à réinvestir dans de nouveaux oiseaux.