Dans l’Oise, la « rage du sanglier » a tué quatre chiens de chasse

Si des prélèvements doivent encore le confirmer, la Fédération des chasseurs en est sûre : quatre animaux sont décédés de la maladie d’Aujeszki, un type de rage transmise par les sangliers. Les habitants du département sont appelés à la plus grande vigilance.

 Transmise par les sangliers, la maladie d’Aujeszki est mortelle pour les chiens contaminés.
Transmise par les sangliers, la maladie d’Aujeszki est mortelle pour les chiens contaminés.  LP/A.D.

À partir du moment où les chiens sont contaminés, ils sont condamnés. La maladie d'Aujeszki, appelée « rage du sanglier » par l'Office français de la biodiversité (OFB), a été transmise à quatre chiens de chasse lors d'une battue aux sangliers, à Marolles, dans le sud du département. Suite à cela, l a Fédération des chasseurs de l'Oise appelle à la plus grande vigilance sur tout le département.

La contamination aurait eu lieu le 24 janvier. Le chasseur était accompagné de ses chiens, deux braques allemands, un Welsh terrier et un croisé. Tous sont décédés quatre jours après la chasse. « Il n'y a rien à faire, il n'existe pas de vaccination, pas de traitement, assure Guy Harlé d'Ophove, le président de la Fédération. Ça atteint le cerveau, le chien à des spasmes, des troubles nerveux puis il se paralyse. Cette maladie ne pardonne pas. »

Une maladie qui n'est pas transmissible à l'homme

Des cas similaires ont été détectés dans les départements voisins, dans l'Aisne et la Somme. L'an dernier, un griffon avait succombé après une chasse en forêt d'Ermenonville. « Cette maladie n'est pas transmissible à l'homme, mais aux porcs domestiques et aux canidés, explique-t-on à l'OFB. Tous les sangliers ne sont pas atteints, mais de temps en temps, quand il y a une concentration, ça peut proliférer. »

Le vétérinaire des chiens contaminés a ainsi prévenu la Direction départementale de la protection des populations, (DDPP). Si la fédération des chasseurs est certaine d'avoir identifié la maladie d'Aujeszki, des prélèvements de tissus cérébraux doivent encore être pratiqués sur les chiens et envoyés à l'institut Pasteur pour confirmation.

L'Oise compte environ 10 000 chasseurs habilités à prélever 11 000 sangliers cette année. « Et ils sont nombreux à avoir des chiens, ajoute Guy Harlé d'Ophove. Nous demandons à nos adhérents de faire leur maximum pour que leurs chiens ne soient pas directement en contact avec l'animal. C'est vital. »