Covid-19 : les ventes de sapins autorisées, un soulagement pour les producteurs de l’Oise

Les sapins seront bien de la fête à Noël, le gouvernement ayant autorisé leur vente. Une bonne nouvelle pour les producteurs du département, qui travaillent dur pour s’adapter.

 Francières, mardi. La famille Vecten produit des sapins de Noël dans l’Oise depuis plus de 32 ans. Elle possède 40 hectares de Nordmann et d’Épicéas.
Francières, mardi. La famille Vecten produit des sapins de Noël dans l’Oise depuis plus de 32 ans. Elle possède 40 hectares de Nordmann et d’Épicéas.  LP/Stéphanie Forestier

L'Oise compte une dizaine de producteurs de sapins de Noël. Agriculteurs pour la plupart, ils ont retenu leur souffle jusqu'à ce que le ministère de l'Agriculture déclare Épicéas et Nordmann produits de première nécessité. Depuis une semaine, c'est l'effervescence. Les sapins pourront être vendus sur place, en extérieur, dans le respect des gestes barrière ou auprès des fournisseurs.

« On a été soulagés. C'est quand même triste un Noël sans l'odeur du sapin chez soi », confie-t-on à la ferme du Biot, à Chevrières. Depuis vingt-cinq ans ces agriculteurs produisent blé, orge… et sapins. « On espère en vendre entre 1 500 et 2000 aux particuliers, aux associations, aux villes, comme celle de Compiègne. On croise les doigts pour que le Covid ne tue pas l'esprit de Noël. »

A Francières aussi, on travaille dur. Chez les Vecten, l'équipe familiale a été renforcée par dix saisonniers. La petite entreprise travaille pour près de 300 jardineries, fleuristes et horticulteurs de l'Oise mais aussi de la Somme, du Val-d'Oise et de l'Aisne.

A Francières (Oise), ce producteur de sapins est « l’un des plus des gros au nord de Paris ». LP/S.F.
A Francières (Oise), ce producteur de sapins est « l’un des plus des gros au nord de Paris ». LP/S.F.  

Des champs et des champs de sapins encerclent le petit village, lui donnant des airs de Grand Nord, la neige en moins. « Nous en avons 40 hectares. J'ai planté mon premier sapin il y a 32 ans », se souvient Vincent Vecten. Comme ses homologues, il cultive blé, betteraves et tournesol… Et si ses sapins ne représentent que 20 % de sa surface cultivable, ils constituent plus de 50 % de son activité.

« Nous sommes un des plus gros producteurs au nord de Paris, on en vendra certainement entre 25 et 27 000 cette année, assure l'agriculteur. On est sauvé, car on a mal dormi ces dernières semaines… Et on attend aussi nos clients fidèles à la ferme le samedi. Ça fera du bien de les voir. »