Condamnés pour 36 cambriolages dans des garages de Compiègne

Trois hommes comparaissaient devant le tribunal de la cité impériale lundi. Durant leurs méfaits, ils dérobaient tout ce qui leur passait sous la main.

 C’est notamment grâce aux caméras de vidéosurveillance que les trois individus ont pu être reconnus.
C’est notamment grâce aux caméras de vidéosurveillance que les trois individus ont pu être reconnus. LP/Élie Julien

Du champagne, des bottes, de la lessive, des vélos, un souffleur, une lampe torche ou encore un sac isotherme… La liste des objets volés en septembre dernier dans des dizaines de garages de résidences huppées de Compiègne, mais aussi en juillet 2019, est aussi longue qu'étrange.

« Ils prenaient tout ce qu'ils voyaient », s'agace une des 36 victimes. « À cause de ces vols, ma femme et mes enfants ne veulent plus aller au garage », regrette à la barre une autre, parmi lesquelles on retrouve un conseiller municipal.

Jusqu'à deux ans de prison

Ce lundi, le tribunal judiciaire de Compiègne a condamné les trois cambrioleurs, âgés de 19 à 26 ans. Christopher Holderbaum, reconnu coupable de faits en 2019 et de deux soirées de larcins en septembre, a écopé de deux ans de prison, dont un avec sursis. Ce père de deux enfants comptait déjà 15 mentions à son casier judiciaire.

À ses côtés, ses deux acolytes s'en sortent avec des peines de huit et six mois de prison avec sursis. Lors de leur audience en comparution immédiate, il a semblé qu'ils étaient plutôt « des suiveurs ». « Un faible », dira même l'avocate de l'un des deux, diagnostiqué schizophrène.

Identifiés grâce aux caméras et à de l'ADN

Lors de soirées arrosées, ces trois jeunes hommes pénétraient dans des garages de résidences proches du centre-ville de la cité impériale pour tenter de dérober le contenu d'un maximum de box. Si certains étaient déjà ouverts, d'autres ont été forcés, tout comme les véhicules qui y étaient stationnés.

C'est finalement grâce aux caméras de vidéosurveillance et à des traces ADN retrouvées sur place que ces trois Compiégnois ont pu être identifiés. Ils abandonnaient même parfois une partie de leurs vols dans des buissons, espérant la retrouver plus tard.

Des auteurs qui n'ont pas su expliquer ce qui les a motivés à passer à l'acte. Pour le plus grand regret des victimes, en attente d'être indemnisées.