Compiègne : incendié en 2016, le centre technique municipal visé par des cocktails Molotov

Dans la nuit de dimanche à lundi, au moins un individu a tenté d’incendier le centre technique municipal de Compiègne. Peu de temps avant, des caméras avaient été détruites par des tirs au Clos-des-Roses. Un « scénario » qui rappelle de mauvais souvenirs…

 Compiègne. Le centre technique municipal a été la cible d’une tentative d’incendie dimanche soir. Un évènement qui rappelle l’incendie criminel de 2016.
Compiègne. Le centre technique municipal a été la cible d’une tentative d’incendie dimanche soir. Un évènement qui rappelle l’incendie criminel de 2016. LP/Stéphanie Forestier

Ce dimanche soir, plusieurs faits de violences ont éclaté à Compiègne. Le centre technique municipal a été la cible de quatre cocktails Molotov après 22 heures. Les engins incendiaires, projetés depuis l'extérieur, ne se sont heureusement pas enflammés. Alors que les images d'une caméra sont en cours d'exploitation, au moins un individu a été repéré. Une plainte a été déposée ce lundi.

Cet épisode n'est pas sans rappeler l' incendie criminel d'avril 2016, qui avait entièrement détruit le bâtiment principal. Trente-quatre véhicules avaient été calcinés. La structure même de l'entrepôt avait été durement touchée. Il avait fallu 600 000 € de travaux pour la consolider. Les auteurs n'ont jamais été identifiés.

« Si le cocktail avait été mieux lancé »...

« Cela a failli recommencer », déplore l'adjoint à la sécurité, Eric de Valroger. « Heureusement que cette tentative d'incendie n'a pas abouti. Si le cocktail avait été mieux lancé, il y aurait eu un réel danger. » L'élu indique que la sécurité sera renforcée sur le site où 280 employés municipaux travaillent. « Toutes les autorités sont mobilisées, on va réagir », soutient-il.

Et ce ne sont pas les seuls heurts survenus dans la nuit de dimanche à lundi. Vers 21h30, des détonations ont en effet retenti dans le quartier du Clos-des-Roses. « Des individus ont visé deux caméras de vidéosurveillance avec un fusil et des mortiers d'artifices », explique le commissaire Pierryck Boulet.

La police nationale, en charge de l'enquête, n'exclut pas que les deux événements soient liés. En effet, en 2016, l'incendie du centre technique municipal avait servi de diversion pour qu'éclate une émeute dans ce même quartier.

« Ces intimidations n'arrêteront pas ma résolution à lutter contre tous ces trafics et ma détermination reste entière », affirme le maire, Philippe Marini, qui prône la tolérance zéro.