Boran-sur-Oise : les gendarmes stoppent la soirée d’anniversaire

Il comptait célébrer ses 18 ans vendredi soir à Boran-sur-Oise. La fête a tourné court avec l’intervention des gendarmes qui ont verbalisé vingt-cinq personnes pour non-respect du couvre-feu.

 C’est d’abord sur les réseaux sociaux que les gendarmes ont été alertés d’une fête illégale.
C’est d’abord sur les réseaux sociaux que les gendarmes ont été alertés d’une fête illégale. LP/Simon Gourru

Pour ce père de famille de Boran-sur-Oise, la crise sanitaire ne devait pas empêcher son rejeton de fêter dignement son passage à l'âge adulte. Alors, ce chef d'entreprise avait prêté ses locaux professionnels pour qu'il puisse, ce vendredi, y fêter son 18e anniversaire.

Mal leur en a pris. Alors que le début des festivités était prévu pour 20 heures, des invités surprises de dernière minute ont fait leur apparition. Peu avant l'heure de rendez-vous prévue, ce sont les gendarmes qui ont débarqué, mettant fin, avant même son commencement, à la fête d'anniversaire.

Cinquante personnes invitées pour les 18 ans d'un jeune homme

C'est d'abord sur les réseaux sociaux que les forces de l'ordre ont été alertées par l'hypothèse d'un rendez-vous festif dans le sud du département, « en bords de l'Oise ». Sur le terrain, les patrouilles remarquent un certain nombre de véhicules en recherche du lieu, jusqu'à trouver la société où était prévu le rassemblement.

Une cinquantaine de personnes étaient invitées, vingt-cinq étaient déjà sur place à l'arrivée des militaires. Tous sont repartis avec leur contravention à 135 €.

Le temps de fouiller le site et de trouver les plus malins qui avaient pris soin de se cacher, l'opération a pris fin vers 23 heures. « Sûrement que ce n'était pas la fête espérée », note le commandant Christophe Jacques, de la brigade de Chantilly.

Pour le militaire, cet exemple prouve bien l'inconscience de certains face au virus. « C'est effrayant, lâche-t-il. L'aspect contamination passait complètement au-dessus de ce père de famille dont la seule préoccupation était de voir son fils faire la fête pour ses 18 ans. D'autant plus qu'avec l'appel sur les réseaux sociaux, ça peut rapidement déborder. »

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Depuis la crise sanitaire, les tentatives de fêtes clandestines se multiplient. Des exemples plus connus, comme la rave-party en Bretagne pour le passage au nouvel an, ou plus régionaux. À la fin du mois de janvier, en Seine-et-Marne, 90 personnes avaient été verbalisées suite à une soirée dans un entrepôt.