A Pont-Sainte-Maxence, la présence accrue des forces de l’ordre ne plaît pas à tout le monde

Des gendarmes ont subi des tirs de mortiers dans la nuit de lundi à mardi, dans le quartier Fond-Robin. L’un d’eux a été légèrement blessé. L’installation en janvier d’un poste mixte gendarmerie-police municipale n’y est, selon le maire, pas pour rien.

 Une quarantaine de gendarmes sont intervenus dans la nuit de lundi à mardi pour ramener le calme dans le quartier de Fond-Robin à Pont-Sainte-Maxence
Une quarantaine de gendarmes sont intervenus dans la nuit de lundi à mardi pour ramener le calme dans le quartier de Fond-Robin à Pont-Sainte-Maxence DR.

La nuit de lundi à mardi aura été agitée au Fond-Robin de Pont-Sainte-Maxence. Au point de nécessiter l'intervention d'une quarantaine de gendarmes pour ramener le calme dans ce quartier où sont domiciliées environ 800 personnes. Les heurts ont éclaté peu après minuit.

« Une dizaine de délinquants ont incendié des poubelles et des détritus à l'entrée du quartier, raconte le maire, Arnaud Dumontier. Les pompiers sont venus éteindre ces feux avant l'arrivée des gendarmes, qui ont été accueillis par des tirs de mortier. »

«Nous serons encore présents en nombre ce soir»

L'arrivée de renforts va rapidement faire fuir les perturbateurs qui ont été recherchés jusqu'à 3h30 dans les immeubles du quartier. Un gendarme a été légèrement touché à un genou par un tir de mortier.

Pas de quoi entamer la détermination des militaires. « Nous serons encore présents en nombre ce soir et les jours suivants », avertit le chef d'escadron Guillaume Breugnot, commandant de la compagnie de gendarmerie de Senlis. Une enquête est en cours pour identifier les auteurs des tirs de mortier, s'appuyant notamment sur les éléments fournis par la vidéoprotection.

Pour le maire, il ne fait aucun doute que l'installation récente d'un poste mixte police municipale-gendarmerie, au rez-de-chaussée de l'un des immeubles, a dérangé certaines mauvaises habitudes. « C'est une présence accrue qui gêne ceux qui vivent de petits trafics, qui n'ont rien à faire dans le logement social, c'est d'ailleurs pour ça que je milite pour leur expulsion », appuie Arnaud Dumontier.

Depuis la mi-janvier, gendarmes et policiers municipaux se partagent un poste dans le quartier, qu'ils occupent ensemble ou en alternance, à des fréquences et horaires totalement aléatoires. Un dispositif qui ne facilite pas la tache de ceux qui ne voient pas d'un bon œil le renforcement de la présence des forces de l'ordre dans ce quartier excentré de Pont-Sainte-Maxence.