L’étoile de Donald Trump à Hollywood vandalisée à coups de pioche

L’auteur a été interpellé et l’étoile aussitôt réparée.

 Greg Donovan, 58 ans se tient devant l’étoile vandalisée du chef de l’Etat américain.
Greg Donovan, 58 ans se tient devant l’étoile vandalisée du chef de l’Etat américain.  REUTERS

Une étoile en ruines. C'est tout ce qu'il restait, mercredi à l'aube, du nom de Donald Trump sur le célèbre Walk of Fame de Hollywood boulevard à Los Angeles. Durant la nuit, un homme avait détruit cette stèle à coups de pioche, comme on peut le voir dans une vidéo diffusée par le site TMZ.

L'auteur de cet acte de vandalisme, Austin Clay, a été arrêté par la police de Los Angeles. Selon celle-ci, il s'est rendu une heure et depuis après son acte, aux alentours de 5 heures du matin. Il a été accusé formellement de vandalisme et relâché contre paiement d'une caution de 20 000 dollars. Selon la presse locale, il avait dissimulé sa pioche dans un étui à guitare.

Ce qu’il restait de l’étoile de Donald Trump mercredi matin./AFP
Ce qu’il restait de l’étoile de Donald Trump mercredi matin./AFP  

L'étoile du président américain avait déjà été vandalisée en octobre 2016, quelques semaines avant son élection. James Otis, l'auteur de ce délit, avait été condamné à trois ans de liberté conditionnelle, 20 jours de service d'intérêt général, et une amende de 4 000 dollars.

L'étoile cristallise les mécontentements

Cette étoile avait été attribuée à Donald Trump lorsqu'il animait « The Apprentice », l'émission de téléréalité dont il avait assuré le succès notamment grâce à sa célèbre expression, « You're fired ! ».

Dès le matin de cet acte de vandalisme, l'étoile était restaurée par les employés de la Chambre de Commerce d'Hollywood, qui gère le Walk of Fame. À la mi-journée, elle apparaissait comme neuve.

Des ouvriers remplacent l’étoile de Donald Trump, mercredi matin./AFP
Des ouvriers remplacent l’étoile de Donald Trump, mercredi matin./AFP  

En juillet 2016, un artiste de rue avait emmuré l'étoile du président avec des parois de 15 centimètres de haut en bois et barbelés pour symboliser l'opposition à la promesse de campagne de construire un mur le long de la frontière mexicaine.

Auparavant, l'étoile du magnat de l'immobilier avait été rayée d'un grand X jaune et d'une croix gammée, recouverte d'un émoji en forme d'excrément, d'autocollants dénonçant le racisme et la corruption supposés du président américain.