Les Etats-Unis reviennent dans le Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Plus question pour Washington d’être aux abonnés absents dans les organisations internationales. Selon le secrétaire d’Etat Antony Blinken, son pays entend bien jouer son «rôle de fer de lance» diplomatique.

 Le francophone Antony Blinken, le nouveau chef de la diplomatie américaine.
Le francophone Antony Blinken, le nouveau chef de la diplomatie américaine.  REUTERS/Joshua Roberts.

La diplomatie américaine tourne une nouvelle page dans ses relations avec les instances internationales. C'en est fini de la politique de la chaise vide de l'administration Trump à l'ONU, qui laissait le champ libre aux régimes autoritaires.

Les Etats-Unis ont ainsi annoncé lundi leur intention de « s'impliquer » à nouveau dans le Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies. Même si l'administration du président démocrate Joe Biden ne se fait guère d'illusions.

« Nous savons que le Conseil des droits de l'homme est un organe plein de défauts, qui a besoin de réformer son programme, sa composition, et ses priorités, y compris l'attention disproportionnée qu'il porte à Israël », a rappelé lundi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

Mais « pour être en mesure de s'attaquer aux insuffisances du Conseil et s'assurer qu'il remplit son mandat, les Etats-Unis doivent être présents à la table et faire usage de tout le poids de notre rôle de fer de lance en matière de diplomatie », a souligné le secrétaire d'Etat.

Balayer aussi devant sa porte

Les Etats-Unis promettent aussi de faire le ménage chez eux. Le chef du département d'Etat a rappelé la promesse de Joe Biden de mettre fin au racisme systémique. Une réponse au Conseil des Droits de l'homme de l'ONU, qui avait critiqué les violences, notamment policières, contre la communauté afro-américaine.

Basé à Genève (Suisse), le Conseil est composé de 47 Etats Membres - dont certains sont régulièrement dénoncés pour leurs atteintes aux droits de l'homme - qui sont élus par l'Assemblée générale des Nations Unies.

En juin 2018, l'administration Trump avait annoncé avec fracas qu'elle quittait le Conseil, dénonçant « l'hypocrisie » d'un organe « servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l'homme un sujet de moquerie ». Cette décision avait montré un peu plus la défiance de Donald Trump envers les organismes multilatéraux.

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La nouvelle administration du président Joe Biden avait dès son premier jour annoncé le retour des Etats-Unis dans les Accords de Paris sur le climat et au sein de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).