Biden estime que Trump ne devrait plus recevoir les briefings du renseignement américain

Il met en avant le côté « imprévisible » de l’ancien président des Etats-Unis qui pourrait révéler des informations importantes pour la sécurité du pays.

 Joe Biden (à gauche) et Donald Trump, lors d’un débat télévisé.
Joe Biden (à gauche) et Donald Trump, lors d’un débat télévisé. AFP/Jim Watson et Saul Loeb

Le président américain souhaite suspendre une tradition dont bénéficient les anciens chefs du pouvoir exécutif. Joe Biden a jugé vendredi que son prédécesseur, Donald Trump, ne devrait plus recevoir les informations confidentielles communiquées par les agences américaines de renseignement. C'est habituellement le cas pour les anciens présidents, mais l'actuel titulaire du poste met en avant le comportement « imprévisible » de Trump.

« Je pense qu'il n'a pas besoin de recevoir les briefings des renseignements. Quel sens cela a-t-il de lui donner un briefing des renseignements? Quel impact a-t-il encore, au-delà du fait qu'il pourrait déraper et dire quelque chose? », a déclaré le nouveau président démocrate lors d'une interview à la chaîne CBS.

Joe Biden a justifié sa position par « le comportement imprévisible » du milliardaire républicain, citant « l'insurrection » du 6 janvier. Les partisans de Donald Trump avaient alors envahi le Capitole à Washington, la capitale fédérale, après avoir assisté à l'un de ses discours véhéments pour contester sa défaite lors du scrutin du 3 novembre. Les violences, intervenues au moment où les parlementaires présents au Capitole devaient certifier la victoire de Joe Biden ont causé cinq morts.

Les anciens présidents ont traditionnellement accès à des notes du renseignement. Mais certains critiques ont émis des craintes concernant Donald Trump, s'inquiétant qu'il ne puisse révéler des informations importantes pour la sécurité du pays.

Donald Trump sera par ailleurs jugé au Sénat à partir de mardi pour « incitation à l'insurrection », après avoir été mis en accusation en janvier par la Chambre des représentants, l'équivalent de l'Assemblée nationale française, à majorité démocrate, dans le cadre d'une procédure de destitution. Il risque l'inéligibilité s'il est condamné par les sénateurs.