«Je vais vous détruire» : un porte-parole de Biden démissionne après avoir menacé une journaliste

TJ Ducklo, 32 ans, avait rejoint la Maison Blanche après l’élection présidentielle, devenant l’un des adjoints de Jen Psaki. Il est également accusé d’avoir tenu des propos sexistes lors d’un échange téléphonique avec une journaliste de Politico.

 Lorsque l’incident avait été révélé vendredi, Jen Psaki avait déclaré que TJ Ducklo (photo) avait présenté ses excuses à la journaliste de Politico, « avec laquelle il avait eu une conversation houleuse sur sa vie personnelle ».
Lorsque l’incident avait été révélé vendredi, Jen Psaki avait déclaré que TJ Ducklo (photo) avait présenté ses excuses à la journaliste de Politico, « avec laquelle il avait eu une conversation houleuse sur sa vie personnelle ». REUTERS/Carlos Barri

« Je vais vous détruire », aurait lancé TJ Ducklo, porte-parole du président américain à Tara Palmeri, journaliste du site Politico. Des menaces qui ont fait bondir la Maison Blanche. Elle a annoncé samedi avoir accepté la démission du membre de l'équipe de Joe Biden, accusé d'avoir également tenu des propos sexistes lors d'un échange téléphonique avec cette journaliste.

TJ Ducklo, 32 ans, qui faisait partie de l'équipe de campagne de Biden, avait rejoint la Maison Blanche après l'élection présidentielle, devenant l'un des adjoints de Jen Psaki, la porte-parole de l'exécutif américain. A la suite de l'incident, il avait initialement été suspendu sans salaire. Mais la présidence a désormais accepté la démission qu'il a présentée, a déclaré Jen Psaki dans un communiqué.

« Des propos péjoratifs et misogynes »

Selon le magazine Vanity Fair, TJ Ducklo avait eu une conversation téléphonique houleuse avec Tara Palmeri, qui l'avait interrogé sur la relation intime qu'il entretenait depuis plusieurs mois avec une autre journaliste, Alexi McCammmond, du site Axios, et sur les questions éthiques que cela pourrait soulever. « Je vais vous détruire », avait lancé Ducklo à la journaliste, selon le récit de l'incident fait par Vanity Fair, et il avait de plus « tenu des propos péjoratifs et misogynes ».

Jen Psaki a précisé que la Maison Blanche avait accepté sa démission après avoir parlé avec lui samedi soir. « Nous avons l'engagement de lutter tous les jours pour respecter les normes fixées par le président en traitant les personnes avec respect et dignité », a-t-elle dit dans son communiqué.

Lorsque l'incident avait été révélé vendredi, Jen Psaki avait déclaré que TJ Ducklo avait présenté ses excuses à la journaliste de Politico, « avec laquelle il avait eu une conversation houleuse sur sa vie personnelle ».

Le communicant de 32 ans a publié sur Twitter un message dans lequel il déclare regretter ses « actions intolérables ».

« Je vous virerai sur-le-champ », avait prévenu Biden

« Il n'y a pas de mots assez forts pour exprimer mon regret, mon embarras et mon dégoût pour mon comportement. J'ai utilisé un langage qu'aucune femme ne devrait jamais avoir à entendre, particulièrement dans une situation où elle essayait seulement de faire son travail », a-t-il écrit.

« C'était un langage révoltant, irrespectueux et inacceptable », a ajouté TJ Ducklo, qui s'est dit « atterré d'avoir embarrassé et déçu (ses) collègues de la Maison Blanche et le président Biden ».

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Le lendemain de son investiture, Joe Biden avait averti ses équipes qu'il ne tolérerait aucun dérapage. « Je ne plaisante pas quand je dis ceci : si vous travaillez avec moi et que je vous entends traiter un collègue avec un manque de respect, ou être méprisant, je vous virerai sur-le-champ », avait-il lancé.