Grande-Bretagne : Boris Johnson veut un déconfinement «irréversible mais prudent»

Sous confinement strict depuis début janvier, les foyers anglais pourraient avoir le droit de partir en vacances à partir de Pâques, début avril. Les bars et restaurants pourraient eux rouvrir à ce moment-là mais uniquement en extérieur.

Une famille regarde les annonces du Premier ministre Boris Johnson à la télévision.
Une famille regarde les annonces du Premier ministre Boris Johnson à la télévision. AFP/Paul Ellis

Un déconfinement « irréversible mais prudent ». Le Premier ministre anglais Boris Johnson a rappelé ce lundi que la prochaine phase d’allègement des mesures contre le Covid-19 sera progressive.

Avant de dévoiler lundi prochain sa feuille de route, le dirigeant conservateur a tempéré les espoirs des concitoyens. La chute du nombre de contaminations et des hospitalisations, conjuguée à l’objectif réussi d’injecter une dose de vaccin à 15 millions de personnes les plus vulnérables (plus de 70 ans et soignants notamment), soit 23 % de la population, rassure les autorités. Néanmoins, pas question de gâcher tous les efforts entamés début janvier, alors que la menace des variants plane toujours.

Le gouvernement espère pouvoir rouvrir les écoles à partir du 8 mars, de manière graduelle avec une rentrée potentiellement plus tardive pour les élèves du secondaire. Selon une source gouvernementale citée par le Times, le gouvernement autorisera les membres d’un même foyer à partir en vacances à partir de Pâques, début avril. Les bars et restaurants pourront aussi rouvrir à partir d’avril mais uniquement en extérieur. Il faudra attendre mai, voire août, pour que ces établissements accueillent de nouveau des clients à l’intérieur.

Une quarantaine renforcée pour les voyageurs britanniques, interdiction d’entrée pour les autres

Qu’en est-il des règles de déplacements aux frontières ? À partir de lundi, résidents britanniques ou citoyens irlandais arrivant en Angleterre en provenance de 33 pays d’une liste rouge, qui comprend la totalité de l’Amérique latine et l’Afrique du Sud, sont consignés dans un hôtel et placés sous surveillance durant dix jours. Les non-résidents sont interdits d’entrée depuis ces deux régions. Les voyageurs devront, en plus de présenter un test négatif effectué dans les 72 heures qui précèdent leur départ, être dépistés aux deuxième et huitième jours de la quarantaine. Prix du séjour, à l’entière charge du voyageur : 1 750 livres sterling (près de 2000 euros), tests compris. Les voyageurs arrivant des autres pays doivent aussi suivre une quarantaine de 10 jours, mais peuvent le faire chez eux.

Moins étendu que celui mis en place par d’autres pays comme l’Australie, le régime des quarantaines à l’hôtel à l’arrivée en Angleterre a été critiqué notamment par l’opposition travailliste, qui estime qu’il ne va pas assez loin.

Les contrevenants encourent pourtant de lourdes sanctions, allant de 1 000 livres d’amende (1 125 euros) pour un test négatif manquant à l’arrivée jusqu’à 10 000 livres pour ceux qui tentent d’échapper à la quarantaine à l’hôtel. Ceux qui cacheraient leur passage dans un pays à risque encourent 10 ans de prison.