Etats-Unis : les procureurs démocrates accusent Trump de «trahison d’une ampleur historique»

Le procès en destitution de Donald Trump s’ouvrira au Sénat le 9 février. Déjà, les démocrates ont préparé leurs armes et leur argumentaire.

 « Il est impossible d’imaginer que les événements du 6 janvier se soient produits sans que le président ait créé une poudrière », dénoncent les procureurs démocrates.
« Il est impossible d’imaginer que les événements du 6 janvier se soient produits sans que le président ait créé une poudrière », dénoncent les procureurs démocrates. Reuters/Jim Bourg

Une « trahison d'une ampleur historique ». Telle est l'accusation contre Donald Trump des procureurs démocrates, dans leur argumentaire publié mardi, en marge du procès en destitution de l'ex-président américain, après l'assaut sur le Congrès le 6 janvier.

« Le président Trump a incité une foule violente à attaquer le Capitole des Etats-Unis » et sa « volonté de rester au pouvoir à tout prix est une trahison d'une ampleur historique. Elle appelle une condamnation » à l'issue de ce procès qui débute au Sénat le 9 février, affirment les procureurs.

« Il est impossible d'imaginer que les événements du 6 janvier se soient produits sans que le président ait créé une poudrière, allumé une allumette puis cherché à tirer personnellement profit du chaos qui a suivi », assurent les procureurs, des élus démocrates de la Chambre des représentants.

Trump accusé d'« incitation à l'insurrection »

Premier président de l'histoire américaine à faire face à un second procès en destitution, Donald Trump est accusé d'« incitation à l'insurrection » pour avoir encouragé des milliers de ses partisans réunis à Washington le 6 janvier à prendre d'assaut et occuper le Congrès. Les violences ont fait cinq morts. Donald Trump avait appelé, un peu plus tôt, ses partisans à marcher vers le Capitole au moment où les élus certifiaient la victoire de son rival.

Les républicains contestent pour leur part la légalité de poursuites contre un président n'étant plus en fonction. Mais « la Constitution gouverne le premier jour du mandat d'un président, son dernier jour, et tous ceux entre les deux », estiment les procureurs qui veulent faire de ce procès un exemple pour l'histoire. « Un échec à condamner encouragerait les futurs dirigeants à tenter de conserver le pouvoir par tous les moyens et suggérerait qu'il n'existe aucune limite qu'un président puisse dépasser », expliquent-ils.