Etats-Unis : à 9 jours de son procès, Trump n’a plus d’avocats

Ceux qui devaient le représenter voulaient défendre l’inconstitutionnalité de la procédure. L’ancien président, lui, ne parle que des fraudes électorales, qui n’ont pas été démontrées.

 Sur cette photo prise le 6 février 2020, Donald Trump brandit la Une du journal USA Today évoquant son acquittement dans la première procédure en destitution menée contre lui dans l’affaire ukrainienne.
Sur cette photo prise le 6 février 2020, Donald Trump brandit la Une du journal USA Today évoquant son acquittement dans la première procédure en destitution menée contre lui dans l’affaire ukrainienne.  AFP/Nicholas Kamm

À neuf jours de l'ouverture de son procès en destitution, Donald Trump n'a plus d'avocat. Les cinq spécialistes qui devaient défendre l'ancien président devant le Sénat ont soit renoncé, soit été remerciés par Trump.

« Nous avons fait beaucoup de travail, mais nous n'avons pas pris de décision définitive concernant notre équipe juridique, qui sera prise sous peu », a écrit sur Twitter le conseiller de Trump Jason Miller.

Ajoutant que « les efforts des démocrates pour destituer un président qui a déjà quitté ses fonctions sont inconstitutionnels et néfastes pour notre pays », il a confirmé les raisons du divorce : la stratégie.

Recommandés par le sénateur Lindsey Graham, si fervent dans son soutien à Donald Trump qu'il avait demandé au secrétaire d'Etat de Géorgie de se débarrasser de bulletins de vote par correspondance, les avocats de Caroline du Sud Butch Bowers et Deborah Barberi, auraient dû diriger l'équipe. Mais selon CNN, ils ont renoncé. Trump souhaitait que ses avocats continuent à plaider la thèse d'une fraude massive lors de l'élection présidentielle, qu'il n'a pas réussi à prouver malgré de nombreux recours, plutôt que de se concentrer sur la légalité des poursuites dont il fait l'objet. Jamais le Congrès n'a jugé un président qui n'est plus à la Maison-Blanche, la question de la constitutionnalité de la procédure se pose. Selon la chaîne américaine et d'autres médias, il refuserait même d'en discuter.

Un procès très attendu à partir du 9 février

Trois autres avocats associés à l'équipe, Josh Howard de Caroline du Nord, ainsi que Johnny Gasser et Greg Harris de Caroline du Sud, ont également baissé les bras.

Il y a un peu plus d'un an, lors de son premier procès devant le Congrès dans le cadre de l'affaire ukrainienne, Donald Trump, alors en exercice, avait été accompagné par Pat Cipollone et Patrick Philbin. Ni l'un ni l'autre ne semblent pour l'heure avoir été sollicités.

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Trump a été mis en accusation par le Congrès le 13 janvier dernier à la suite du siège violent du Capitole américain qui a cinq morts le 6 janvier, à Washington. Quelques heures plus tôt, le président alors en poste avait incité ses partisans à faire la preuve de leur force et se battre pour lui. Son procès pour « incitation à l'insurrection » doit débuter le 9 février. Le procès devrait battre des records d'audience et donner une nouvelle tribune au président. Avec ou sans avocat.