Donald Trump a proposé au dictateur Kim Jong-Un de voyager à bord d’Air Force One

Un documentaire de la chaîne britannique BBC révèle que l’ex-président des Etats-Unis a proposé en 2019 au dirigeant nord-coréen d’embarquer à bord de l’avion présidentiel américain Air Force One pour rentrer à Pyongyang.

Donald Trump avait proposé à Kim Jong-Un de profiter de son avion pour rentrer à Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord, à l'issue du sommet de Hanoï en 2019.
Donald Trump avait proposé à Kim Jong-Un de profiter de son avion pour rentrer à Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord, à l'issue du sommet de Hanoï en 2019. REUTERS/Jonathan Ernst

Il a beau avoir quitté la Maison-Blanche, Donald Trump n’en a pas fini de surprendre. Selon un documentaire de la chaîne britannique BBC tout juste sorti, l’ancien président américain avait proposé au dictateur nord-coréen, lors de son mandat, de bénéficier de l’avion présidentiel américain Air Force One pour rentrer à Pyongyang, capitale de la Corée du Nord, après leur rencontre au sommet de Hanoï en 2019.

« Le président Trump a offert à Kim un vol retour sur Air Force One », déclare Matthew Pottinger, conseiller pour l’Asie de l’ex-président républicain à la BBC qui a rapporté cette information au cours du week-end. Avec cette proposition, l’ancien leader américain « a stupéfié même les diplomates les plus aguerris », fait savoir la BBC dans ce film intitulé « Trump Takes on the World » - « Trump s’attaque au monde ». Finalement, Kim avait refusé l’offre.

LIRE AUSSI > Covid-19 : Donald Trump a été bien plus malade que ce qu’il a pu prétendre

« Le président savait que Kim était arrivé à Hanoï après un voyage de plusieurs jours en train à travers la Chine et le président a dit : Je peux vous ramener à la maison en deux heures si vous voulez. Kim a décliné. » Si le dirigeant nord-coréen avait accepté cette offre, sa présence - et probablement celle d’une partie de son entourage - à bord de l’avion officiel de la présidence américaine dans l’espace aérien de la Corée du Nord aurait soulevé de nombreux problèmes de sécurité.

Une diplomatie de l’avion… Et de la Cadillac

Kim s’était rendu à son premier sommet avec Donald Trump, à Singapour en 2018, à bord d’un avion prêté par la Chine, Pékin étant décidé à conserver dans sa sphère d’influence la Corée du Nord, qui fait office d’Etat tampon entre ses frontières et les soldats américains stationnés dans le Sud. Lors de ce sommet de Singapour, Donald Trump avait montré à Kim l’intérieur de sa voiture présidentielle - une Cadillac à 1,5 million de dollars surnommée « The Beast » - « La Bête » - dans une démonstration de leur rapprochement.

LIRE AUSSI > «Rage» : un livre dévoile la relation entre Donald Trump et Kim Jong-Un

Après avoir échangé insultes et menaces de guerre nucléaire, Kim Jong-Un et Donald Trump avaient opéré un extraordinaire rapprochement, marqué par des rencontres aussi historiques que symboliques. Mais aucun progrès n’a été réalisé sur l’épineux dossier des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang, et les négociations sont au point mort depuis l’échec retentissant du deuxième sommet entre les deux hommes fin février 2019 à Hanoï.

Newsletter L'essentiel du matin
Un tour de l'actualité pour commencer la journée
Toutes les newsletters

Une des raisons de cette impasse a été l’absence de convergence sur les concessions que la Corée du Nord devrait faire en échange d’une levée des sanctions internationales pesant sur elle. En janvier, Kim a qualifié les Etats-Unis de « plus grand ennemi » de la Corée du Nord, ajoutant que la politique de Washington envers Pyongyang « ne va jamais changer », « quelle que soit la personne au pouvoir » aux Etats-Unis. Les médias officiels nord-coréens n’ont pas encore fait référence nommément au nouveau président américain Joe Biden.