Covid-19 : le pays de Galles confine quatre nouveaux comtés

Les restrictions entrent en vigueur mardi en fin de journée mardi. Les autorités sanitaires britanniques estiment que le pays doit « changer de cap » sans quoi l’épidémie de nouveau coronavirus « décollerait ».

 Penally (pays de Galles), lundi. Ces deux silhouettes matérialisent la distance sociale recommandée entre deux personnes.
Penally (pays de Galles), lundi. Ces deux silhouettes matérialisent la distance sociale recommandée entre deux personnes. Reuters/Rebecca Naden

Les règles se durcissent au Royaume-Uni face à la pandémie de Covid-19. A partir de mardi, le pays de Galles adopte de nouvelles mesures de confinement.

The Guardian explique que les restrictions concernent les comtés de Blaenau Gwent, Bridgend, Merthyr Tydfil et Newport. Elles entreront en vigueur à 18 heures (19 heures heure de Paris).

Cette décision intervient alors que ces secteurs font face à une augmentation importante des cas de nouveau coronavirus. Pour en sortir ou y entrer, les habitants concernés devront le faire pour le travail ou l'école. Les rencontres entre personnes ne partageant pas la même habitation ne seront possibles qu'à l'extérieur, jusqu'à 23 heures.

Le ministre local de la Santé met en avant les réunions privées en intérieur, sans distance et gestes barrière, comme facteur de propagation de la maladie. «Le virus n'est pas parti. Nous en appelons à tous pour respecter ces mesures.»

Un total d'environ 400 000 personnes sont concernées par ces nouvelles mesures. Avec les trois comtés déjà touchés par un reconfinement, cela touche directement plus de 800 000 personnes sur 3 millions d'habitants au pays de Galles.

« Si nous ne changeons pas de cap, le virus décollera »

Les autorités sanitaires britanniques ont averti lundi que le pays devait « changer de cap » sans quoi l'épidémie de nouveau coronavirus « décollerait » dans une deuxième vague qui pourrait conduire à 200 morts par jour en novembre.

Cette mise en garde intervient à la veille d'une intervention du Premier ministre Boris Johnson au Parlement sur la pandémie, au moment où la pression monte sur le pouvoir pour adopter de nouvelles mesures pour tenter d'amortir l'impact de la deuxième vague qui s'amorce.

Pays le plus endeuillé en Europe avec près de 42.000 morts, le Royaume-Uni voit actuellement les contaminations "doubler tous les sept jours", a déclaré le conseiller scientifique du gouvernement Patrick Vallance lors d'une allocution télévisée.

Si l'épidémie suivait cette courbe, "on arriverait à 50.000 cas par jour mi-octobre" - contre environ 6.000 actuellement selon les estimations - et cela pourrait mener à "200 morts par jour ou plus mi-novembre", a-t-il poursuivi.

Au plus fort de la pandémie, le Royaume-Uni dénombrait près de 1.000 morts par jour dans ses bilans quotidiens.

"Si nous ne changeons pas de cap, le virus décollera. C'est la voie sur laquelle nous sommes", a expliqué le professeur Chris Whitty, médecin-chef pour l'Angleterre, lors de cette allocution où les deux grandes figures des autorités sanitaires britanniques, devenues familières du grand public, ont adopté un ton grave et pédagogue. "Ce n'est pas le problème des autres", mais celui de "nous tous", a-t-il expliqué.