Stéphanie, abonnée à Véligo : «Je n’utilise plus du tout mon scooter»

Habitante du Val-de-Marne, Stéphanie loue son vélo électrique depuis le mois de février 2020. Le deux-roues à 40 euros par mois d’Ile-de-France mobilité est devenu son principal véhicule.

 Stéphanie Laroque utilise le vélo électrique Véligo depuis février 2020. Elle va de Fontenay sous Bois à Vincennes chaque jour.
Stéphanie Laroque utilise le vélo électrique Véligo depuis février 2020. Elle va de Fontenay sous Bois à Vincennes chaque jour. LP/S.C.

Stéphanie Laroque est abonnée à Véligo depuis le mois de février. Cette enseignante domiciliée à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) fait partie des 13 000 premiers utilisateurs des vélos électriques en location à 40 euros par mois, proposés depuis un an par Ile-de-France Mobilités. « Au départ, c'était simplement pour tester le vélo électrique et voir s'il pouvait remplacer mon scooter », explique Stéphanie, qui parcourt 6 km par jour pour se rendre sur son lieu de travail, à Vincennes (Val-de-Marne).

Verdict après sept mois d'utilisation : « Je n'ai jamais rallumé mon scooter depuis février ! Je ne l'utilise plus du tout. Je mets 8 minutes en Véligo pour aller au travail, contre 12 minutes à scooter. Je vais partout avec ce vélo, à Vincennes ou dans Paris. Et c'est beaucoup plus simple et sécurisé maintenant avec les coronapistes. À scooter, je n'aurais pas le droit d'emprunter la rue de Rivoli. »

Une semaine d'attente pour réparer une crevaison

Pour pouvoir se garer partout sans crainte, Stéphanie a souscrit à l'assurance contre le vol à 7 euros par mois. Le modèle de bicyclette, robuste et maniable, lui donne satisfaction. Seul bémol : son poids.

« Le vélo pèse 25 kg, c'est très lourd à déplacer quand il y a des marches ou un trottoir à franchir. » Autre point négatif : à deux reprises, Stéphanie a crevé. Mais seul le service après-vente de Véligo est habilité à réparer les crevaisons.

« La première fois, Véligo est intervenu dans les trois jours. Mais fin août, le délai d'attente était d'une semaine. J'avais absolument besoin du vélo pour la rentrée. Alors je suis allée directement dans leur centre d'Ivry (Val-de-Marne), où deux techniciens ont gentiment révisé mon vélo. »

«L'après-Véligo sera dur à vivre»

Sans hésiter, Stéphanie a renouvelé son abonnement pour le prolonger jusqu'à décembre. Et après ? « J'aimerais vraiment continuer à me déplacer avec un vélo électrique. Je n'ai pas envie d'être propriétaire, surtout avec l'obsolescence de la batterie au bout de quelques années. Mais les offres de location dans le commerce commencent à 80 euros par mois… C'est un gros budget. L'après-Véligo sera difficile à vivre. »

Stéphanie compte sur l'aide à l'achat de 500 euros de la région. Ainsi que sur une autre source de financement. « Je pense sérieusement vendre mon scooter polluant, je peux sûrement en tirer 1500 euros. »