Incivilités sur la route : les dashcams, des caméras pour prouver sa bonne foi en cas d’accident

Cyclistes, conducteurs de scooters, motards et même automobilistes : de plus en plus de personnes filment leurs trajets sur la route. Ces images peuvent être transmises aux assureurs ou aux gendarmes en cas d’accident ou de litige.

 Les ventes de dashcams augmentent en France. Ces petites caméras placées sur le pare-brise permettent de filmer la route.
Les ventes de dashcams augmentent en France. Ces petites caméras placées sur le pare-brise permettent de filmer la route. Nextbase

Les dashcams, ce sont ces petites caméras embarquées, que l'on pose sur le pare-brise de son véhicule. Ces boîtiers qui filment les trajets en enregistrant le son et la localisation bénéficient d'un engouement grandissant en France. Les ventes ont augmenté de 95% cet été. En plus des automobilistes, les cyclistes et motards sont aussi de plus en plus nombreux à se munir aussi de caméras.

Ces appareils coûtent entre 70 euros et 200 euros. «Véritables témoins objectifs, leur principal avantage est d'établir les causes et responsabilités d'un accident et/ou dommages, notamment en cas de litige. Mais bien au-delà, elles participent à la responsabilisation des automobilistes», estime le fabricant Nextbase, l'un des leaders du marché.

La présence d'une caméra contribuerait à modérer sa conduite. «Nos études au Royaume-Uni montrent en effet qu'équipé, un conducteur sur trois est plus serein et qu'un conducteur sur cinq est moins susceptible d'avoir un accident», explique Richard Browning, directeur commercial de Nextbase. Selon le fabricant, «les automobilistes sont en effet plus conscients de leur style de conduite. La disponibilité de la preuve vidéo diminue le stress au volant, ce qui pourrait aider à rassurer ces conducteurs toujours un peu tendus.»

A savoir toutefois : pour les besoins d'une enquête, les gendarmes peuvent saisir les données des dashcams, comme c'est le cas des vidéos captées par les téléphones portables, par exemple.