Bernard Gobitz, la voix des usagers des transports à Ile-de-France Mobilités

Pour la première fois, le conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités, qui se réunit ce jeudi, compte un représentant des associations d’usagers en son sein.

 Bernard Gobitz, vice-président de la FNAUT en Ile-de-France, est le représentant des usagers des transports au conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités.
Bernard Gobitz, vice-président de la FNAUT en Ile-de-France, est le représentant des usagers des transports au conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités. LP/Sébastian Compagnon

Les transports publics, c'est sa passion. Trains, trams, métro, bus : Bernard Gobitz, vice-président de l' association des usagers des transports (FNAUT) en Ile-de-France, est incollable sur le sujet. Ce n'est pas un hasard si cet ingénieur à la retraite, habitant de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), est le premier représentant officiel des associations d'usagers au sein du conseil d'administration d'Ile-de-France Mobilités (IDFM), qui se réunit ce jeudi.

Jusqu'ici, l'autorité régionale en charge des transports n'avait qu'une instance consultative, le « comité des partenaires », où les organisations d'usagers, entre autres, pouvaient donner leur avis. Désormais, grâce à la récente loi d'orientation des mobilités (LOM), les 12 millions de passagers qui transitent sur le réseau francilien ont le droit à la présence d'un porte-parole officiel parmi les 31 administrateurs que compte Ile-de-France Mobilités. « Cela change beaucoup de choses, souligne Bernard Gobitz. Cela veut dire qu'on peut déposer un vœu, pour modifier telle ou telle proposition, et demander au conseil de se prononcer pour ou contre. »

Priorité à la régularité des trains

Bernard Gobitz, 70 ans, a été désigné par la présidente Valérie Pécresse (Libres!). Parmi ses priorités : la régularité des trains. « Il y a beaucoup à faire en Ile-de-France, sur les lignes B et D notamment. » L'autre chantier majeur est la « désaturation du réseau », qui passe par l' achat de nouveaux trains, une modernisation des infrastructures actuelles et une anticipation des besoins futurs.

Sur toutes ces questions très techniques, Bernard Gobitz peut faire valoir son expertise. Pendant 40 ans, il a travaillé dans l'industrie, automobile et ferroviaire, comme ingénieur et cadre commercial. Une expérience utile quand il s'agit d'évaluer la pertinence d'une commande de nouveaux trains, par exemple, qui peut représenter plusieurs milliards d'euros.

Mais la technique ne fait pas tout. Des divergences existent entre associations locales et autres collectifs d'usagers en colère. « Nous sommes une quarantaine d'associations d'usagers en Ile-de-France. Nous ne sommes pas d'accord sur tous les sujets. Mais sur l'essentiel nous sommes unis », convient Bernard Gobitz. Le CDG Express ou le Grand Paris Express sont des dossiers qui divisent. Mais dans les faits, la plupart des délibérations d'IDFM font l'objet d'un consensus entre élus administrateurs d'Ile-de-France Mobilités.