Le réseau social controversé «Parler» dit être de nouveau disponible

Le réseau Parler, qui se dit dédié à la liberté d’expression mais a été accusé de véhiculer des incitations à la violence d’une partie de l’extrême droite américaine, avait dû s’interrompre après les violences au Capitole le 6 janvier dernier.

Illustration de l'application de messagerie Parler.
Illustration de l'application de messagerie Parler. LP/Arnaud Journois

Le réseau social conservateur « Parler », très prisé des partisans de l’ex-président américain Donald Trump, a annoncé lundi qu’il était de nouveau partiellement opérationnel, plus d’un mois après sa mise hors service par les géants de la technologie.

Le réseau Parler, qui se dit dédié à la liberté d’expression mais a été accusé de véhiculer des incitations à la violence d’une partie de l’extrême droite américaine, avait dû s’interrompre après les violences au Capitole le 6 janvier dernier. Apple et Google l’avaient retiré de leurs plateformes de téléchargement et Amazon Web services (AWS) avait décidé de ne plus l’héberger sur ses serveurs.

« Parler a été créé pour offrir un réseau social qui protège la liberté d’expression tout en mettant en valeur le respect de la vie privée et les échanges d’idées », a déclaré dans un communiqué Mark M’éclaire, directeur général par intérim de Parler. Le nouveau dirigeant de Parler a ajouté qu’il refusait que « des dizaines de millions d’Américains soient réduits au silence ».

Une semaine d’attente pour les nouveaux utilisateurs

Parler, qui revendique 20 millions de membres, a précisé qu’il était de retour en ligne pour les utilisateurs disposant déjà de son application. Les nouveaux utilisateurs ne pourront rejoindre le réseau que la semaine prochaine. Sur les réseaux sociaux, certains utilisateurs faisaient part lundi de leur difficulté à se connecter, notamment les possesseurs d’appareils Apple.

Les violences du 6 janvier, lorsqu’une foule en colère a pris d’assaut le bâtiment du Congrès à Washington, ont été suivies par une remise en question de la présence de Donald Trump et des groupes d’extrême droite sur les réseaux sociaux.

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L’ex-président a été banni de Facebook et Twitter, tout comme nombre de ses partisans proches du mouvement conspirationniste QAnon qui propageaient de fausses informations, en particulier l’idée que Joe Biden avait été élu président grâce à une fraude électorale massive.