Le Covid-19 n’a pas mis Mon Petit Gazon hors-jeu

Malgré l’arrêt de la Ligue 1, une reprise dans des stades vides et un mercato tronqué, le jeu de simulation de football ne connaît pas la crise.

 Illustration de l’application Mon Petit Gazon sur smartphone
Illustration de l’application Mon Petit Gazon sur smartphone LP/Matthieu de Martignac

C'est le jeu de « fantasy football » entre collègues ou entre amis qui a relancé l'intérêt pour la Ligue 1 de football mais en est aussi devenu tributaire. L' arrêt prématuré du championnat à cause du Covid-19, une reprise poussive à quasi-huis clos et un mercato décalé jusqu'à début octobre auraient pu faire tanguer Mon Petit Gazon (« MPG » pour les initiés et leurs patientes âmes sœurs)… Bonne nouvelle pour ses fans : « MPG » a amorti la crise sanitaire comme une passe un peu trop forte.

« Nous sommes finalement sur une croissance plate cette année », veut rassurer Martin Jaglin, l'un des patrons de Fantaleague, l'éditeur derrière « MPG ».

« Le télétravail qui supprime les discussions entre collègues et les stades vides nous pénalisent dans notre développement », constate le co-créateur de ce jeu financé par la publicité. « Mais les joueurs retrouvent aussi du lien social en se défiant dans des ligues et MPG compense le manque d'engouement dans les tribunes par du football virtuel et sa dose de chambrage ».

Un rattrapage à la fin du mercato

Le nouveau calendrier de la Ligue 1 et les ventes tardives de joueurs n'ont fait que décaler le lancement des mercatos et des ligues virtuelles.

« La fin du mercato nous a permis de rattraper le retard et d'enregistrer un pic de 100 000 joueurs actifs en 10 jours » détaille le dirigeant. La plateforme de simulation compte 504 000 joueurs actifs avec souvent plusieurs ligues.

Malgré plusieurs mois d'activité ralentie pendant le confinement et une reprise du championnat décalée à septembre, la PME de 13 personnes enregistre un « résultat semblable à l'année dernière » avec un chiffre d'affaires de 1,4 million.

La jeune pousse parisienne va recruter 4 développeurs afin de compléter un redesign complet des applications iOS et Android d'ici la fin de l'année. Peu utilisé (5 % des joueurs), le site web va lui fermer le rideau au profit d'une simulation 100 sur mobile.