Jeu vidéo : le nouveau «Crash Bandicoot» joue la corde nostalgie

Vingt-quatre ans après sa sortie, ce titre vient à nouveau d’être commercialisé avec quelques petites nouveautés. Un nouvel exemple du rétrogaming, le retour gagnant des jeux d’antan.

 Le nouveau « Crash Bandicoot - It’s about time » est disponible depuis quelques jours sur les consoles de salon Playstation 4 et Xbox One.
Le nouveau « Crash Bandicoot - It’s about time » est disponible depuis quelques jours sur les consoles de salon Playstation 4 et Xbox One. Activision

L'heure est à la nostalgie. Le retour, inespéré pour les fans, de « Crash Bandicoot » vient ajouter du grain à moudre aux adeptes de rétrogaming qui apprécient de retrouver les sensations et l'esprit du jeu vidéo d'antan.

Jouer à « Crash Bandicoot », y compris dans ce tout dernier épisode très justement baptisé « It's about time » (« Il était temps » en français) et disponible depuis quelques jours sur les consoles de salon Playstation 4 et Xbox One, c'est repartir pour une aventure qui hume bon l'ancien temps. L'animal héros de la saga posait en effet ses pattes sur la toute première Playstation en 1996 ! 24 ans plus tard, les sensations sont toujours là et il faut encore beaucoup de doigté et de dextérité pour en maîtriser la mécanique.

On y retrouve toute la folie d'un jeu de plate-forme traditionnel, à l'image des Mario et autres Sonic, mais avec cet univers en 3D dont Crash Bandicoot fut l'un des précurseurs. Le personnage, habillé de son éternel short bleu et chaussé de baskets rouges, est un lémurien australien agité capable de sauter bien haut, de courir dans tous les sens mais aussi, à l'image de son congénère le diable de Tasmanie, de tourbillonner sur lui-même pour se défaire de ses adversaires.

Comme dans les innombrables épisodes précédents, il s'agit de suivre le chemin tracé niveau après niveau, de sauter sur les caisses en bois tout en évitant celles estampillées « TNT » en n'oubliant pas de ramasser un maximum de Wumpas, petits fruits ressemblant à des pommes et nourriture préférée de l'animal. La moindre erreur de jugement ne pardonne pas et on meurt dès qu'un saut n'est pas réglé au millimètre. C'est la règle, frustrante et parfois rageante, de ce type de jeu à l'ancienne.

L'humoriste Kyan Khojandi grand amateur

Rien de handicapant pourtant pour les fans comme l'humoriste Kyan Khojandi, grand amateur de Crash Bandicoot. « C'est ma madeleine de Proust, un jeu sur lequel j'ai passé des heures branché sur ma PS1, tout seul dans ma chambre d'ado, se souvient le cocréateur de la série télévisée Bref, qui reprendra en 2021 son spectacle Une Bonne soirée. On retrouve tout ce qui fait le sel d'un Crash Bandicoot dans ce nouvel opus, mais avec des petites astuces en plus qui donnent de la variété. On sent que les créateurs n'ont pas voulu abuser de la mécanique classique du jeu. »

Il est en effet possible, et même indispensable, de ralentir le temps pour gagner quelques poignées de secondes et réussir les challenges plutôt ardus. Jouer ou rejouer à « Crash Bandicoot », c'est faire un pied de nez à la course à l'excellence graphique qui anime l'actualité du jeu vidéo à quelques semaines de la sortie des monstres de puissance que sont la Playstation 5 et la Xbox Series X.

C'est aussi s'offrir une respiration en s'éloignant le temps d'une partie des jeux qui font un tabac actuellement, ceux qui se pratiquent exclusivement en multijoueurs en ligne comme « Fortnite » ou « Call of Duty Warzone » et qui exigent une connexion Internet. Ce dont « Crash Bandicoot » n'a absolument pas besoin… comme il y a 24 ans !