Tramway T10 : les associations écologistes regrettent une « demi-ligne »

 Visuel de la future station Vincent Fayo, avenue de la Division-Leclerc à Châtenay-Malabry. Le tramway T10 doit relier Clamart à Antony en 25 minutes.
Visuel de la future station Vincent Fayo, avenue de la Division-Leclerc à Châtenay-Malabry. Le tramway T10 doit relier Clamart à Antony en 25 minutes. (Attica-Richez Associés .)

Il ne fait pas l'unanimité. En 2021, le tramway T10, déclaré d'utilité publique par le préfet il y a quelques semaines, doit relier Antony à Clamart, en passant par Châtenay-Malabry et Le Plessis-Robinson. Mais le projet actuel ne satisfait pas tout le monde : dix associations, dont sept sont membres de France Nature Environnement Ile-de-France, ont déposé des recours gracieux auprès des maîtres d'ouvrage, le syndicat des transports en Ile-de-France (Stif) et le département des Hauts-de-Seine. Sans avoir, pour l'instant, de retour.

Le nœud du problème ? « Le découpage du projet en deux phases », précise Thierry Buchet, le président d'Environnement 92. Car, si l'association n'est pas contre le principe du tramway qui « réduit la pollution et les gaz à effet de serre », elle regrette que seule « une demi-ligne » soit pour l'instant approuvée. Le T10 est censé arriver, à terme, à la gare Fort d'Issy-Vanves-Clamart de la future ligne 15 du Grand Paris Express.

Tramway T10 : les associations écologistes regrettent une « demi-ligne »

Le prolongement prévu à l'horizon 2030

La deuxième phase du projet a été inscrite dans le schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif) à l'horizon 2030, et une dizaine de tracés ont déjà été étudiés par le Stif (Syndicat des transports d'Ile-de-France). « Mais rien n'a encore été arrêté », confirmait le directeur général du Stif, Laurent Probst, au moment de la déclaration d'utilité publique.

Cette « demi-ligne » a « en l'état moins d'efficacité environnementale et socio-économique qu'un renfort de bus optimisé ou qu'un prolongement du Trans Val-de-Marne », estime Environnement 92. L'association s'inquiète aussi du tracé qui « dégrade les abords sud du parc de Sceaux et empiète sur la forêt de Verrières » en Essonne.