Nanterre : sept gardes à vue pour les boîtes aux lettres incendiées

Cinq mineurs et deux jeunes majeurs ont été arrêtés jeudi pour leur participation aux dégradations des halls de la cité du Chemin-de-l’Ile.

 Comme dans la tour Martinique trois jours plus tôt, les boîtes aux lettres installées dans le hall de la tour Ouessant ont été aspergées d’essence et incendiées.
Comme dans la tour Martinique trois jours plus tôt, les boîtes aux lettres installées dans le hall de la tour Ouessant ont été aspergées d’essence et incendiées. DR

Dix jours après l'incendie des boîtes aux lettres de la tour Martinique, à Nanterre, huit jeunes hommes ont été arrêtés. Cette tour du quartier du Chemin-de-l'Ile est celle dont un groupe de dealers tente d'annexer le hall depuis des semaines pour implanter un trafic de résine de cannabis. Mais sans succès tant les riverains ont résisté. « Les habitants les ont chassés en montant la garde en bas de l'immeuble », rappelle une source policière.

En réponse à ces riverains refusant de se soumettre aux lois du trafic, les aspirants au deal avaient mis le feu aux boîtes aux lettres le 18 novembre. Puis trois jours plus tard dans la tour Ouessant. Et dans un hall voisin, les habitants ont découvert un tag de menace à l'adresse des « balances ». En octobre, ce sont les caméras de surveillance que la petite bande avait détruites.

Un suspect déjà en prison pour la destruction de caméras

Toutes ne sont pas restées hors service. En recoupant certaines images avec les indices retrouvés au pied des boîtes aux lettres, les enquêteurs du commissariat de Nanterre ont identifié sept suspects. Ce jeudi, à l'aube, ils sont allés les arrêter chez eux, dans divers quartiers de la ville, avec l'appui des Groupes de soutien opérationnel (GSO) de Paris et des Hauts-de-Seine.

Cinq de ces suspects sont mineurs. En garde à vue, les adolescents auraient à peu près reconnu leur participation aux incendies. Ce vendredi après-midi, ils devaient être présentés au juge des enfants pour être mis en examen et placés sous contrôle judiciaire.

Les deux autres, la police les a fait sortir de cellule pour les interroger sur ces dégradations en série. L'un d'eux est hors de cause. Le second, bientôt âgé de 19 ans, est incarcéré depuis mi-octobre pour outrage et violence envers un policier. Lui est convaincu de la destruction de caméras, pour laquelle il sera jugé en mai prochain. D'ici là, il aura purgé sa peine de six mois ferme avec mandat de dépôt.