JO 2024 : 13 villes des Hauts-de-Seine retenues pour devenir centre de préparation

On connaît désormais les villes sélectionnées pour figurer dans le catalogue qui sera soumis aux délégations olympiques et paralympiques. Les heureuses élues accueilleront des équipes dès 2021.

 Le Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), en janvier. Les installations de l’équipe professionnelle du Racing 92 font partie des centres d’entraînement possibles pour les futurs JO 2024.
Le Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), en janvier. Les installations de l’équipe professionnelle du Racing 92 font partie des centres d’entraînement possibles pour les futurs JO 2024. LP/Fred Dugit

Les médaillés olympiques et paralympiques y façonneront peut-être leurs futurs exploits. A l'issue d'une procédure menée par le comité olympique, l'Etat et l'Agence nationale du sport, 13 villes des Hauts-de-Seine, sur les 27 candidates initiales, ont été sélectionnées pour figurer sur la liste officielle des centres de préparation aux Jeux (CPJ) olympiques de Paris 2024. Des centres où s'entraîneront, à compter de l'été 2021, des délégations sportives du monde entier.

Rien, pour l'heure, n'assure ces villes labellisées « Terres de Jeux 2024 » que leurs infrastructures recevront bel et bien des athlètes en quête de repaires avant l'échéance ultime. Mais une chose est sûre : ces 13 collectivités — choisies pour la qualité de leurs équipements sportifs, les transports, l'offre hôtelière et la restauration — figureront, quoi qu'il arrive, dans le catalogue qui sera soumis aux délégations étrangères par le comité d'organisation des Jeux olympiques (Cojo).

Une étape décisive pour ces villes qui rêvent de devenir base arrière des JO et ainsi toucher les subventions qui vont avec. Appelé à être publié début 2021, le fameux index sera mis à disposition des comités olympiques et paralympiques du monde entier afin de préparer au mieux les Jeux de Paris.

Ainsi, au fil des pages de ce catalogue, les fédérations étrangères seront peut-être séduites par Gennevilliers et le dojo, d'où est sortie la championne Clarisse Agbegnenou, ou par l'immensité du palais des sports de l'Arsenal, dont les travaux s'achèvent à Rueil-Malmaison.

«Figurer dans ce catalogue est déjà une fierté»

Leur choix pourrait aussi se porter sur la ville de Boulogne-Billancourt où le gymnase Dôme, l'Espace Forum ainsi que le stade Le-Gallo sont proposés pour accueillir escrimeurs, judokas, triathlètes et joueurs de tennis. Enfin, d'autres délégations pourraient aussi avoir un faible pour Le Plessis-Robinson et les confortables installations de l'équipe professionnelle du Racing 92, pour le Creps de Châtenay-Malabry, ou pour Issy-les-Moulineaux, son stade Alain-Mimoun, son palais des sports Robert-Charpentier et son gymnase de l'Agora.

« Figurer dans ce catalogue est déjà une fierté, assure Patrick Ollier, maire (LR) de Rueil-Malmaison, par ailleurs président de la Métropole du Grand Paris. Mais c'est aussi une belle reconnaissance de la qualité de nos équipements et de nos infrastructures. »

« Après, on n'a pas l'assurance que les délégations viendront, tempère-t-on dans l'entourage du maire (LR) de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet. Certaines collectivités ont plus d'arguments que d'autres et une ville comme Boulogne dispose d'atouts, notamment la proximité de certains sites olympiques comme Roland-Garros ou le stade Jean-Bouin. »

Un club de natation de haut niveau en projet

Et si les villes qui aspirent à devenir centre de préparation n'ont pas toutes les cartes en main, certaines ne s'interdisent pas de mener des opérations séduction directement auprès des délégations étrangères. A l'image d'Issy-les-Moulineaux qui mise, elle aussi, sur la proximité de la porte de Versailles, où sont programmées les compétitions de handball et de tennis de table.

« Disons qu'il y a des options moins passives que d'autres, s'amuse Bernard de Carrère, maire adjoint en charge des sports et de l'éducation d'Issy. Rien ne nous empêche d'aller démarcher nous-mêmes en nous appuyant sur les clubs emblématiques de la ville. »

Rien n'empêche non plus les candidats non retenus dans la liste dévoilée lundi de continuer de peaufiner leurs dossiers respectifs. C'est le cas de Nanterre qui dit continuer à travailler de concert avec la ville voisine de Puteaux et l'université pour enfin devenir une base arrière des JO.

Une détermination logique quand on sait que l'Arena, enceinte érigée aux portes de La Défense, devrait accueillir les épreuves de natation. « On a créé justement un partenariat avec une structure privée pour monter un club de natation de haut niveau dans les Hauts-de-Seine, confirme-t-on à la fac. A terme, l'idée est de concurrencer les meilleurs clubs de France mais aussi, bien sûr, de décrocher le label Terre de jeux 2024. »

La maire (LR) de Levallois-Perret, Agnès Pottier-Dumas, a également fait savoir sur les réseaux sociaux, en réponse à une critique de l'opposition, qu'elle espérait voir sa ville figurer dans la liste, qui sera réactualisée dans le courant du second semestre 2021.

Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 Levallois terre de jeux ! 🥇🤺🤾🏾⛹🏻‍♀️🤸🏼🤼‍♂️🥋🥊 ➡️ Un conseiller municipal...

Gepostet von Agnès Pottier-Dumas am Montag, 5. Oktober 2020

Sur toute la France, 620 équipements sportifs et services d'accueil répartis sur 415 territoires labellisés ont été désignés « CPJ ». De ce fait, tous pourront potentiellement accueillir des délégations sportives internationales dans le cadre de leurs préparations aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Reste désormais à savoir quelle collectivité, parmi elles, deviendra l'antichambre d'un exploit olympique.

Les villes retenues par Paris 2024 : Antony, Boulogne-Billancourt, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry, Clamart, Clichy, Colombes, Gennevilliers, Issy-les-Moulineaux, Le Plessis-Robinson, Montrouge, Rueil-Malmaison, Villeneuve-la-Garenne.