Hauts-de-Seine : Thierry Solère veut torpiller la procédure judiciaire qui le vise

Mis en examen dans un dossier financier, le député de Boulogne demande l’annulation de ses auditions en garde à vue. La cour d’appel se penchera sur sa requête le 6 novembre.

 Le député LREM de Boulogne est mis en examen notamment pour détournements de fonds publics, trafic d’influence, fraude fiscale.
Le député LREM de Boulogne est mis en examen notamment pour détournements de fonds publics, trafic d’influence, fraude fiscale. LP/Anne-Sophie Damecour

La cour d'appel de Versailles devrait se pencher finalement sur l'affaire Thierry Solère le 6 novembre prochain. Ce vendredi 25 septembre, la chambre de l'instruction de la cour d'appel devait examiner la demande d'annulation des auditions en garde à vue du député LREM de Boulogne-Billancourt. Des auditions en garde à vue qui ont conduit à sa mise en examen, en octobre 2019, notamment pour « détournement de fonds publics, trafic d'influence, fraude fiscale ».

Mais une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par l'avocate d'une autre personne mise en examen dans cette affaire financière complexe a bousculé le calendrier. Les magistrats ont estimé plus opportun de se prononcer dans un premier temps sur cette QPC — qui interroge sur la constitutionnalité des remontées d'informations du parquet vers le ministère de la Justice — avant d'examiner la requête de Thierry Solère.

Le député pourrait demander le dépaysement du dossier

Pour justifier sa demande d'annulation des auditions en garde à vue, Thierry Solère veut convaincre que les soupçons pesant sur lui étaient fondés sur des éléments erronés, voire mensongers. Elements fournis par le parquet de Nanterre qui étayaient initialement la demande de levée d'immunité parlementaire de Thierry Solère, préalable indispensable à son placement en garde à vue. D'ailleurs, avant de saisir la chambre de l'instruction, le député avait d'abord déposé une plainte pour faux visant la procureur de Nanterre. Plainte classée sans suite.

Si la cour d'appel de Versailles ne rend pas une décision qui lui est favorable dans les semaines à venir, le député pourrait envisager de demander le dépaysement de son dossier dans une autre juridiction.