Hauts-de-Seine : prise sur le fait, elle est suspectée d’avoir vandalisé 500 véhicules en 24 heures

La trentenaire s’en serait pris de manière systématique à des véhicules stationnés à Asnières-sur-Seine et Bois-Colombes. Toujours de la même manière : en retournant rétroviseur ou essuie-glace.

 Une femme de 37 ans a été interpellée par la police municipale rue de Chanzy à Asnières-sur-Seine le 8 novembre 2020. Elle est suspectée d’avoir dégradé plus de 500 véhicules en stationnement dans les rues d’Asnières et Bois-Colombes.
Une femme de 37 ans a été interpellée par la police municipale rue de Chanzy à Asnières-sur-Seine le 8 novembre 2020. Elle est suspectée d’avoir dégradé plus de 500 véhicules en stationnement dans les rues d’Asnières et Bois-Colombes. GoogleStreetView.

Une femme de 37 ans a été interpellée en flagrant délit de dégradation de voiture, ce dimanche, à Asnières-sur-Seine. Le fait pourrait être banal mais elle est en fait suspectée d'avoir vandalisé en tout pas moins de 500 véhicules en stationnement dans la ville ainsi que dans la commune voisine de Bois-Colombes.

Dimanche matin dès 6h30, les policiers sont appelés par des riverains des deux communes des Hauts-de-Seine, qui ont constaté des dégradations sur leurs voitures. Les agents se rendent sur place pour effectuer des constatations. À chaque fois, les rétroviseurs ou les essuie-glaces étaient retournés.

Au total, pas moins de 487 véhicules étaient dégradés dans les rues et toujours de cette même manière énigmatique. Une enquête a alors été ouverte.

Une expertise psychologique demandée

Dans la soirée, le même jour, les policiers sont de nouveau alertés pour le même motif. Cette fois, 18 véhicules avaient été endommagés à Asnières-sur-Seine et douze autres à Bois-Colombes. Le mode opératoire était toujours le même.

À peu près au même instant, plusieurs passants repèrent une femme en pleine action de dégradation de voiture. Ils préviennent alors la police municipale d'Asnières. Les agents municipaux interpellent la femme rue Chanzy.

Elle a été conduite au commissariat et placée en garde à vue. « Son état nécessite une expertise psychologique », précise une source policière.