Hauts-de-Seine : Georges Siffredi (LR) de retour après une semaine de quarantaine

Le président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, testé positif au Covid-19 jeudi dernier, a présidé ce vendredi la séance publique à Nanterre.

 Nanterre, le 16 octobre 2020. Georges Siffredi, président (LR) du conseil départemental des Hauts-de-Seine.
Nanterre, le 16 octobre 2020. Georges Siffredi, président (LR) du conseil départemental des Hauts-de-Seine. CD92/Willy Labre

Masqué mais visiblement en forme, Georges Siffredi, le président (LR) du Conseil départemental des Hauts-de-Seine a animé les débats ce vendredi après-midi à l'occasion de la séance plénière de l'assemblée territoriale à Nanterre.

Georges Siffredi avait été testé positif au Covid-19 il y a huit jours, non pas en raison de symptômes mais en prévision de la finale de la Coupe d'Europe de rugby qui aura lieu ce samedi à Bristol (Angleterre) entre le Racing 92 et Exeter. Le dépistage s'était révélé positif obligeant le président à respecter sept jours de quarantaine.

Ce vendredi, la séance express menée en deux heures a débuté par une minute de silence en hommage à deux élus du département disparus récemment : Jacques Brunhes, ancien maire (PCF) de Gennevilliers (1987 à 2001) et Henry Wolf, ancien maire (UDF) de Meudon (1983-1999).

Puis, les élus ont abordé les 25 rapports inscrits à l'ordre du jour, à commencer par les dotations prévisionnelles de fonctionnement pour les 99 collèges publics du territoire. Une enveloppe de 8,6 M€, jugée insuffisante par le conseiller départemental d'opposition et sénateur (PCF) Pierre Ouzoulias qui a profité de son intervention pour évoquer le sujet de la restauration scolaire, estimant que le département ne faisait pas assez pour les familles modestes.

« Un excédent budgétaire de plus de 600 M€ »

Selon les chiffres de l'élu, seulement un quart des familles bénéficient d'aides à la demi-pension, dont les tarifs varient de 0,64 à 4,28 €. « Cette aide représente 2 M€ pour le département, soit un million de moins que celle apportée par le Val-de-Marne », précise Pierre Ouzoulias, ajoutant qu'avec « un excédent budgétaire de plus de 600 M€ le département pouvait faire beaucoup plus ».

Et le conseiller départemental d'opposition de préciser que le département - via les fonds sociaux — allait bénéficier « d'une enveloppe de 500 000 € de l'Etat pour aider les familles à payer la cantine ». « Pourquoi on les refuserait ces 500 000 € ?, s'est agacé Georges Siffredi. L'Etat nous en pique assez par ailleurs. Même si cette somme fait office d'aumône, on serait bien idiot de la refuser ! »

Comme exemple, Georges Siffredi a mis sur la table les « 800 M€ réclamés par l'Etat dans le cadre du chantier Eole », à savoir le prolongement de la ligne de RER E avec trois stations dans les Hauts-de-Seine. Un chiffre également rappelé en fin de séance par Isabelle Debré (LR), vice-présidente en charge des transports qui répondait au vœu de Laureen Genthon (PCF) demandant une contribution aux frais de transport des moins de 18 ans.

« Nous versons déjà 100 M€ chaque année pour les transports franciliens… »

Un vœu récurrent alors que la Ville de Paris a voté en juillet dernier la gratuité des transports pour les mineurs parisiens. « Les autres départements prennent en charge une partie de la carte Imagin'R, nous sommes le seul à ne rien faire, souligne l'élue d'opposition. Quand allons-nous mener une véritable réflexion sur ce sujet? »

Pour la vice-présidente en charge des transports, le refus de la majorité est lié à la contribution annuelle du département à Ile-de-France Mobilité. « Nous versons déjà 100 millions chaque année pour les transports franciliens, soit autant que la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et l'Essonne réunis », souligne Isabelle Debré estimant que « le maillage sur le territoire fait que les jeunes vivent à proximité de leur établissement ».

Si les désaccords sont importants sur les questions budgétaires et l'utilisation des moyens financiers, les élus se montrent unanimes et unis quand il est question d'adopter deux vœux pour défendre la communauté arménienne du Haut-Karabakh. Cette province - au cœur d'un conflit sans fin entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan - est depuis quelques semaines le théâtre de nouveaux affrontements touchant les populations civiles.