Hauts-de-Seine : 12 classes de plus dans les écoles du département

Après comptage des élèves, la direction académique a décidé d’ouvrir 22 classes et d’en fermer 10.

 Illustration. 22 classes ouvrent et 10 ferment dans les écoles maternelles et élémentaires du département.
Illustration. 22 classes ouvrent et 10 ferment dans les écoles maternelles et élémentaires du département. LP/A.R.

Les annonces ont fait des heureux, et quelques déçus. Après les opérations de comptage des élèves dans une trentaine d'écoles du département, mardi, jour de rentrée, la direction académique des Hauts-de-Seine vient de statuer sur les derniers ajustements de la carte scolaire.

Résultat : 22 classes ouvrent dans les écoles maternelles et élémentaires du département ; 10 ferment. Soit un solde positif de 12 ouvertures. « La directrice académique ouvre beaucoup plus de classes qu'elle n'en ferme dans un contexte de baisse des effectifs », souligne l'académie.

Le département compte, en effet, près de 1 500 élèves en moins cette année par rapport à la précédente. Mais à certains endroits, explique la direction académique, « il peut y avoir des hausses d'effectifs liées à des mouvements entre départements », c'est-à-dire des familles qui s'installent ou qui déménagent.

Il reste des situations problématiques

Comme à Gennevilliers, à l'école Anatole-France A et B, où le nombre d'élèves a largement augmenté à la rentrée. Deux classes de CP ont donc été ouvertes. « On est satisfaits de cette situation », réagit Abdelkrim Mesbahi, le président de la FCPE 92.

À Châtillon, à l'école maternelle Joliot-Curie, parents et enseignants ont aussi obtenu gain de cause avec l'ouverture d'une classe de grande section. « C'est un soulagement, confie Gaëlle Corcy, membre de l'AAPE (association autonome des parent d'élèves) dans l'école. C'était très stressant d'imaginer nos enfants dans des classes surchargées notamment en période de Covid. »

Mais il reste « des situations très problématiques, où il y a encore trop d'élèves », assure Mathilde Eisenberg, membre du syndicat national unitaire des instituteurs et professeurs des écoles (SNUipp-FSU).

Des classes à 27 élèves

Cette institutrice pointe notamment le cas de l'école maternelle La Fontaine en zone d'éducation prioritaire à Nanterre, dans laquelle « les classes de petite section sont à 27 ». « En situation de Covid, ce n'est pas sérieux, souffle-t-elle. Il y a des cas qui se déclarent partout depuis la rentrée. Il fallait alléger les classes. On ne peut pas faire cette rentrée comme les précédentes. »

À l'école André-Marsault, à La Garenne-Colombes, les parents d'élèves étaient encore dans l'attente d'une confirmation officielle, ce vendredi soir. Depuis des semaines, ils demandent l'ouverture d'une classe en élémentaire. « C'est long pour les familles. Elles vont revenir lundi sans savoir ce qu'il se passe, confie Aurélie Pitelet, présidente de la FCPE dans l'école. C'est une source de stress et d'inquiétude. »

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Depuis le début du confinement, professeurs et parents demandaient le gel des fermetures de classe « pour stabiliser les effectifs le temps de la crise », explique Abdelkrim Mesbahi. « Même si les derniers ajustements sont satisfaisants, on aurait dû tout geler, maintient le président de la FCPE dans le département. Là, on fait des économies de bouts de chandelle… »