Gennevilliers : un homme tué par balle en plein jour

Un homme de 25 ans a succombé à ses blessures dans la nuit de lundi à mardi. Il a été visé par des tirs d’arme à feu, au beau milieu d’une zone d’activité, lundi.

 Gennevilliers, le 18 août 2020. Un homme de 25 ans a été touché l’abdomen par des tirs d’arme à feu à l’entrée d’un parc d’activité de l’avenue Louis-Roche.
Gennevilliers, le 18 août 2020. Un homme de 25 ans a été touché l’abdomen par des tirs d’arme à feu à l’entrée d’un parc d’activité de l’avenue Louis-Roche. LP/D.L.

Rares sont ceux, dans la zone industrielle de Gennevilliers, qui n'ont pas entendu résonner les détonations. Touché à l'abdomen par des tirs d'arme à feu de calibre 9 mm, lundi après-midi, un homme de 25 ans a succombé à ses blessures, dans la nuit de lundi à mardi, à l'hôpital Beaujon de Clichy.

C'est vers 14 heures, avenue Louis-Roche, à l'entrée d'un parc d'activités regroupant plusieurs entreprises, que la victime a été prise pour cible. Selon plusieurs témoins, ses agresseurs seraient arrivés à bord d'une voiture. Ils lui auraient barré la route, aidés involontairement par une camionnette qui passait par là.

«Les circonstances restent encore floues, souffle un proche du dossier. Mais il y a eu, à un moment, un regroupement de véhicules, et c'est à ce moment là qu'il y a eu le coup de feu. »

« On a d'abord entendu un grand coup de patin, puis au moins deux coups de feu, avance un habitué des lieux. La victime devait être assise dans une voiture, côté passager. Il a essayé de fuir en courant en voyant les mecs arriver mais ils lui ont tiré dessus et sont aussitôt repartis… »

La victime connue pour une seule et vieille condamnation

À l'arrivée des secours et de la police, tout le monde, y compris la victime, avait disparu de l'avenue Louis-Roche. Selon une source, son propre frère l'aurait conduit à l'hôpital.

« Un homme l'a fait monter à bord d'une Mercedes noire, confie un salarié de la zone d'activité. Il a expliqué qu'il allait l'emmener à hôpital et il est parti en trombe. Tout ça ressemble beaucoup à un règlement de comptes… »

Rien dans le passé de la victime ne semble pourtant accréditer cette thèse. « Son casier ne fait état que d'une vieille condamnation, observe la même source. Une condamnation qui n'a rien à voir avec le trafic de stupéfiants ou la criminalité organisée. »

L'exploitation des images de vidéoprotection devrait déjà permettre de faire la lumière sur le déroulement précis des faits. Tout comme l'audition des témoins entendus, ces dernières heures, par les hommes de la police judiciaire des Hauts-de-Seine en charge de l'enquête.