Doses de vaccin disponibles dans les Hauts-de-Seine : le grand écart entre les différentes villes

Les treize villes du département ayant ouvert des centres de vaccination ont reçu ce jeudi matin leur dotation pour la semaine prochaine, avec une variation de 78 à 540 doses selon les communes.

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 Clichy, le 18 janvier. Le centre de vaccination de Clichy aura 216 doses la semaine prochaine, au lieu de 420 ces dernières semaines.
Clichy, le 18 janvier. Le centre de vaccination de Clichy aura 216 doses la semaine prochaine, au lieu de 420 ces dernières semaines. LP/A.-S.D.

Douche froide pour les uns, soulagement pour les autres. Ce jeudi, les maires des treize villes des Hauts-de-Seine, ayant ouvert des centres de vaccination grand public, ont reçu le désormais traditionnel mail du préfet des Hauts-de-Seine leur notifiant le nombre de doses de vaccins qui leur est attribué pour la semaine suivante. Jusqu'à présent, chaque centre recevait 420 doses hebdomadaires, soit 5 500 pour l'ensemble du département.

Comme redouté depuis plusieurs jours, le nombre de vaccins Pfizer-BioNTech, qui seront fournis pour la semaine du 8 au 12 février, est en diminution. Avec de très fortes variations selon les communes : les centres de Clamart et Châtenay-Malabry se voient attribuer 78 doses chacun; Courbevoie aura 186 doses; Clichy en aura 216; Garches, 222, alors qu'Issy-les-Moulineaux et Suresnes conservent leur dotation de 420 doses. Mais, Asnières en obtient 378 et Neuilly tire son épingle du jeu avec 540 doses.

3 800 doses au total, entre premières et secondes injections

Des chiffres communiqués directement par les communes, la préfecture des Hauts-de-Seine renvoyant la balle vers l'agence régionale de santé (ARS) qui elle-même renvoie vers la préfecture. « La répartition a été effectuée par l'ARS Ile-de-France sur la base des rendez-vous de première injection pris sur les plateformes », précise néanmoins la préfecture. Les semaines précédentes, la répartition se faisait au contraire à égalité, soit 5 500 doses divisées par 13 centres.

« C'est donc la prime à ceux qui ont chargé leurs plannings avant de connaître leur dotation », s'agace un maire, qui avait suivi les préconisations de l'ARS. Elle avait en effet exigé le report de tous les rendez-vous de deuxième injection, ceux pris dans un premier temps à J + 21 avant que la règle ne passe à J + 28.

En début de semaine, l'agence avait néanmoins annoncé la couleur, indiquant « que la semaine du 8 février, aucun rendez-vous de première injection ne serait reporté », soit près de 30 000 primo injections pour l'Ile-de-France. « L'objectif est donc d'effectuer des premières injections pour faire du chiffre plutôt que de sécuriser la vaccination des plus de 75 ans », se désespère un élu, inquiet pour les semaines à venir.

Des livraisons supplémentaires espérées

Pour les Hauts-de-Seine, ce sont quelque 3 800 doses qui seront donc réparties dans les centres, à partir de lundi. Avec néanmoins une distinction entre première et seconde doses puisque les centres de Nanterre, Rueil et La Garenne-Colombes avaient commencé à fonctionner dès la semaine du 11 janvier pour vacciner les personnels soignants de plus de 50 ans. Ces derniers doivent impérativement recevoir leur seconde dose la semaine prochaine. Ainsi, à Rueil-Malmaison, ce sont 168 vaccins qui seront effectués, 420 à Nanterre et 186 à La Garenne-Colombes.

Cette semaine du 8 février est par conséquent la plus complexe en termes d'organisation, puisqu'il faut jongler entre premières et deuxièmes injections. À compter du 15 février, les centres se concentreront quasi exclusivement aux deuxièmes injections pour les personnes de plus de 75 ans.

Les villes gardent néanmoins espoir que de nouvelles livraisons de vaccins leur permettent d'ouvrir de nouveaux créneaux, alors qu'elles ont chacune constitué des listes d'attente qui s'allongent chaque jour un peu plus.

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« Je n'ignore rien des difficultés qui ont été rencontrées liées à un report des livraisons de doses de la part des laboratoires », a reconnu le Premier ministre dans son intervention de jeudi soir. « Nous allons ouvrir 1,7 million de rendez-vous supplémentaires pour des premières injections. »