Covid-19 : le préfet des Hauts-de-Seine encore contraint de revoir sa copie

Saisi par des exploitants de salles de sport et fitness, le tribunal administratif retoque l’arrêté préfectoral imposant la fermeture de ces établissements. Le préfet doit prendre un nouvel arrêté au plus tard lundi.

 Illustration. Le tribunal administratif enjoint le préfet de préciser quelles activités sportives sont interdites.
Illustration. Le tribunal administratif enjoint le préfet de préciser quelles activités sportives sont interdites. LP/Arnaud Journois

Après le couac des piscines, c'est pour les salles de sport des Hauts-de-Seine, fermées depuis le début de la semaine, qu'il pourrait y avoir des changements. Dans une ordonnance du 1 er octobre, le tribunal administratif de Cergy (Val-d'Oise), demande au préfet des Hauts-de-Seine de revoir sa copie concernant la fermeture du 28 septembre au 11 octobre des salles de sport et de fitness du territoire.

Saisi en référé par plusieurs exploitants de salles de sport et un syndicat professionnel, les juges ont considéré que l'arrêté préfectoral pris le 25 septembre ne démontre pas que les mesures sanitaires mises en place ne seraient pas respectées, évoquant seulement de potentiels « foyers épidémiques ».

Soulever de la fonte : peut-être

Selon le tribunal, l'arrêté « ne justifie pas davantage l'existence de personnes positives au Covid-19, en lien avec des salles de sport privées situées dans le département des Hauts-de-Seine ». En clair, rien ne prouve que l'augmentation actuelle du nombre de cas positif serait lié à l'activité sportive en salle.

Néanmoins, le juge des référés distingue deux situations dans ces salles de sport : les personnes pratiquant une activité individuelle et sans contact, et les personnes qui participent à des cours collectifs « selon une configuration permettant la distanciation physique nécessaire ».

Danser la zumba : non

Le tribunal a donc demandé au préfet des Hauts-de-Seine d'édicter un nouvel arrêté d'ici lundi, précisant les activités physiques et sportives dont la pratique doit provisoirement être interdite. Il pourrait donc être autorisé de soulever de la fonte dans son coin, mais pas de participer à un cours de zumba.

À noter que des décisions similaires ont été rendues cette semaine à Rennes (Ile-et-Vilaine) et Paris. De son côté, la préfecture des Hauts-de-Seine indique attendre lundi pour prendre un nouvel arrêté. Car d'ici là, les lignes peuvent encore bouger. Le ministre de la Santé Olivier Veran a en effet annoncé jeudi que de nouvelles restrictions pourraient être imposées en Ile-de-France qui passerait en « zone d'alerte maximale ».