Covid-19 : dans les Hauts-de-Seine, encore du flou sur les nouvelles restrictions

Le préfet a réuni les maires du département par visioconférence, ce jeudi, en fin de journée. S’il est certain que les bars fermeront à 22 heures, que les rassemblements seront limités en nombre, il reste des incertitudes sur la pratique sportive.

 Nanterre. Le préfet des Hauts-de-Seine a organisé ce jeudi une concertation par visioconférence avec les maires du département pour échanger sur les nouvelles mesures de lutte contre la propagation du Covid-19.
Nanterre. Le préfet des Hauts-de-Seine a organisé ce jeudi une concertation par visioconférence avec les maires du département pour échanger sur les nouvelles mesures de lutte contre la propagation du Covid-19.  LP/Olivier Boitet

En arrivant dans les Hauts-de-Seine fin août, le nouveau préfet Laurent Hottiaux, vantait le couple préfet-maires dans un département de seulement trente-six communes. Ce jeudi, dans la foulée des nouvelles mesures drastiques annoncées par le gouvernement pour lutter contre la propagation du Covid-19, le préfet a réuni les maires pour une étape de « concertation » par visioconférence pour évoquer la situation dans le département.

Il devrait faire connaître ses décisions ce vendredi, sinon ce week-end, pour une mise en application à partir de ce week-end ou lundi prochain. « L'examen de rentrée est plutôt réussi », estime Philippe Juvin, maire (LR) de La Garenne-Colombes, qui craignait d'être, comme à Marseille, mis devant le fait accompli de décisions déjà prises.

« J'ai eu plutôt l'impression d'une volonté de prendre en compte les spécificités du territoire même si, soyons lucides, la marge de manœuvre est très faible », poursuit celui qui est également président de la fédération LR des Hauts-de-Seine et chef des urgences de l'hôpital Georges-Pompidou (Paris, XVe).

Parmi les mesures néanmoins déjà actées : l a fermeture des bars à 22 heures, mais l'absence de nouvelles restrictions pour les restaurants, la limitation à dix personnes pour les rassemblements dans l'espace public, et une jauge de 1 000 spectateurs pour certains événements, comme la rencontre de basket des Metropolitans 92, maintenue samedi soir à Levallois-Perret.

Les maires ont aussi parlé de l'attente pour passer un test

Par contre, les villes devront attendre, ce vendredi, pour savoir ce qu'il en est des activités sportives des associations se déroulant dans des gymnases. « J'ai bon espoir car la préfecture n'a pas émis un non catégorique dans la mesure, où un protocole sanitaire strict était mis en place et que tout se passe bien depuis la rentrée », explique Ingrid Desmedt, présidente du Levallois Sporting Club, qui compte 17 000 adhérents et 33 sections sportives.

Certains maires, à l'image de celui de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin (DVD), ont profité de cette réunion pour interpeller le préfet sur la problématique des interminables files d'attente devant les laboratoires pour réaliser des tests PCR. Dans sa ville, l'attente peut durer quatre heures avec des centaines de personnes, qui patientent sans réelle distanciation.

« Il s'agit là de la problématique de la stratégie des tests, qui doit évoluer au niveau national », plaide Philippe Juvin, alors que le département est classé en zone d'alerte renforcée avec un taux de positivité (nombre de cas positifs par rapport au nombre total de personnes testées) de 8,5 %, contre 6,2 % au niveau national.